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Après l’incendie dans le tunnel du
Fréjus, les transporteurs routiers ont dû rapidement trouver une autre solution
pour acheminer leurs cargaisons vers l’Italie. C’est chose faite, puisque
la SNCF annonce 100 % de taux d’utilisation quotidien de ses capacités dans
les deux sens sur la liaison entre Aiton et Orbassano.
En volume, avant l’accident, les
quatre allers-retours quotidiens de
la SNCF ne dépassaient pas 60 %
de leur capacité. Or celle-ci, avec
son partenaire italien «Trenitalia »,
est en mesure d’offrir une capacité
globale de 530 camions par
semaine, qu’elle pourrait porter à
800 camions si elle parvenait à
obtenir les créneaux nécessaires
pour une rotation de nuit.
Toutefois, cette attraction soudaine
pour la liaison ferroviaire
du Val-Cenis relève bien de
mesures d’urgence et n’a qu’un
impact limité sur l’engorgement
du tunnel du Mont-Blanc. En
effet, le Mont-Cenis n’est pas en
capacité d’absorber les 3500
camions/jour du Fréjus, en particulier,
car il est actuellement en
travaux pour mise au gabarit, ce qui réduit sensiblement son
potentiel exploitable.
Les camions-citernes,
priorité du ferroutage
Dans son gabarit actuel, il ne
peut accueillir que des camions-citernes
transportés sur wagons
Modalhor surbaissés. Ces derniers
ne seront accessibles à
tous les types de poids lourds
qu’à la fin des travaux, prévue
au plus tôt en 2007.
Quoi qu’il en soit, la direction
locale de la SNCF estime que
quelques aménagements suffiraientà absorber l’intégralité du
trafic citernes transitant ordinairement
par le Fréjus (1000
camions/jour) contre 30 %
actuellement. Pour cela, il faudrait
instaurer une rotation de
nuit, procéder à quelques aménagements
le samedi et obtenir
des transporteurs qu’ils ne fassent
transporter que les remorques. |