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Début juillet, la Direction générale des
collectivités locales (DGCL) présentera devant le Comité des finances locales un bilan des attributions de l’Etat aux
collectivités locales. Sans attendre cette séance, l’ANEM a mené une enquête dressant un premier bilan de la
réforme de la DGF des départements et surtout appréhendant les conséquences du passage du potentiel fiscal au
potentiel financier.
Dotation forfaitaire :
un cru 2005
plutôt favorable
26 départements, dont 16 classés
« montagne », perçoivent une
attribution par habitant inférieure à la moyenne nationale métropolitaine,
de 116,50 euros : Alpes-Maritimes, Var, Haute-Corse,
Haute-Savoie, Savoie, Corse-du-Sud, Pyrénées-Orientales, Hautes-Alpes, Puy-de-Dôme, Haute-Garonne, Haute-Vienne, Alpes de-Haute-Provence, Hérault, Ain,
Moselle, Haute-Loire.
Dotation de fonctionnement minimale :
une année expérimentale avec des critères inchangés
Les critères de répartition de la
DFM n’ont pas été modifiés en
2005, sauf le passage de la
notion de potentiel fiscal à celle
de potentiel financier.
En 2005, les 64 départements éligibles de la métropole ont
reçu 525 041 328 euros contre
444 794 571 euros en 2004, soit
une hausse des attributions de
18,04 %.
L’attribution moyenne en 2005
s’élève à 21,08 euros par habitant.
Les attributions sont au plus égales à 174,48 euros par habitant
(Lozère) contre 158,71 euros
par habitant en 2004 (Lozère) et
au minimum égales à 12,02 euros
par habitant (Loiret) au lieu de
9,89 euros par habitant en 2004
(Savoie).
Les variations des attributions en
volume sont comprises entre
10,29 % et 30 %, et 27 départements
connaissent une majoration
de 30 % de leur dotation.
Les bénéficiaires de l’ancienne
DFM (24 départements, dont 15
de montagne) perçoivent en
moyenne 55,48 euros par habitant
contre 44,89 euros en 2004,
soit une hausse de 23,60%
(notons que leur population progresse
de 11,51 %). Les augmentations
de leur dotation sont
comprises entre 10,29% et
12,92 %. Les attributions par
habitant sont comprises entre
26,25 euros (Landes) et
174,48 euros (Lozère).
Sur l’échantillon des départements
enquêtés (28 départements
au total bénéficiaires de la
nouvelle DFM), 14 ont perçu
une attribution par habitant inférieure à 20 euros, 2 une attribution
comprise entre 20 et
40 euros, 8 une attribution comprise
entre 40 et 60 euros, 1 une
attribution comprise entre 60 et
80 euros, et 2 ont une attribution
supérieure à 100 euros.
Dotation de
péréquation urbaine :
focus sur la montagne éligible à la péréquation
En métropole, 32 départements
sont éligibles à la DPU, dont 15
de montagne : Alpes-Maritimes,
Gard, Haute-Garonne, Hérault,
Isère, Loire, Meurthe-et-Moselle,
Moselle, Bas-Rhin, Haut-Rhin,
Rhône, Haute-Savoie, Var,
Vaucluse, Territoire de Belfort.
Les départements ayant répondu à notre questionnaire ont une
attribution comprise entre
10,19 euros (Haute-Savoie) et
13,45 euros (Hérault). Ces attributions
par habitant se situent
dans une fourchette de 1 à 1,3.
Potentiel financier
des départements :
un indicateur sensible à l’impact mal maîtrisé
Pour le calcul des dotations, deux indicateurs
sont utilisés :
● le potentiel financier par habitant;
● le potentiel financier « superficiaire ».
En 2005, le potentiel financier moyen
des départements « non urbains » s’établit à 446,12 euros par habitant, tandis
que le potentiel financier des départements
urbains est égal à 549,77 euros
par habitant. Celui-ci est donc supérieur
de 23,2% à celui des départements « non urbains ».
En 2005, le potentiel financier « superficiaire » moyen des départements « non
urbains » est égal 0,027802 euro par
mètre carré.
Pour les départements ayant répondu à
nos demandes d’information, le potentiel
financier est compris :
● entre 381,15 euros par habitant et
542,62 euros pour les départements « non urbains », soit dans une fourchette
de 1 à 1,4 ;
● et entre 450,47 euros par habitant et
580,27 euros pour les départements « urbains », soit dans une fourchette de
1 à 1,3.
Afin d’apprécier le poids des dotations
intégrées (dotation forfaitaire perçue en
2004 hors compensation part « salaires »
de la taxe professionnelle et dotation de
compensation) a été calculée leur part
relative dans le potentiel financier. Pour
les départements urbains, elle varie de
13,45 % à 30,33 %, et pour les départements éligibles à la DFM, de 17,41 % à 52,16 %.
Cette prise en compte conduit à un resserrement
de la « richesse » des départements.
En effet, si l’on fait abstraction de
ces montants, le potentiel reconstitué
varie de 1 à 1,43 (et non pas 1,3 pour
les départements urbains), et de 1 à 2,3
pour les départements éligibles à la
DFM (au lieu de 1,4). A terme, cette
prise en compte, si elle est maintenue,
pourrait conduire à une redistribution
des attributions au titre de la DFM.
On observe aussi que pour la DFM la
richesse n’est pas le seul le critère déterminant,
puisque le département le plus
aidé n’a pas le plus faible potentiel
financier (ni fiscal). L’origine de cette
situation découle à la fois du potentiel « superficiaire » et du fait que toute la
voirie de ce département est classée
comme voirie de montagne. |