|
|
|
|
Sommaire du PLM 152
XXI CONGRÈS :
Les thèmes
en vue |
|
 |
Le XXIe congrès de l’ANEM se tiendra du jeudi 20
au samedi 22 octobre 2005 à Piedicroce en Haute-Corse. Le comité directeur
du 9 juin a esquissé les grandes lignes du programme.
Selon le schéma traditionnel, le
programme du congrès se répartira
entre ateliers le jeudi, et
séance plénière le vendredi.
Pour la journée du jeudi, quatre
séquences sont envisagées :
● un atelier avec les jeunes montagnards
serait reconduit et
ouvert cette fois-ci aux élus pour échanger directement sur les
diverses préoccupations des jeunes
qui vivent ou souhaitent
s’installer en montagne ;
● un autre atelier pourrait être
consacré à « la responsabilité du
maire », sujet qui présente certains
aspects spécifiques à la
montagne ;
Ces derniers sont en
pleine actualité (notamment
dans le domaine de la sécurité),
ainsi que l’illustre le maire de
Chamonix au regard de l’affaire
du tunnel du Mont-Blanc, ou
bien dans l’exercice des pouvoirs
de police municipale,
comme le souligne la réintroduction
de l’ours pour laquelle il
est envisagé de limiter la responsabilité
du maire, ou encore en
matière de prévention des
risques naturels.
Le vendredi, la séance plénière
serait consacrée le matin à la
question des services publics,
très centrale dans les préoccupations
des élus, et se poursuivrait
l’après-midi en traitant des
questions relatives à l’Europe et
la prise en compte des surcoûts
montagne, notamment à partir
des conclusions de l’étude sur la
DGF entreprise par l’ANEM. |
COMITÉ DIRECTEUR :
Les élus en visite
chez RTE |
|
 |
La réunion du comité directeur de l’ANEM du
9 juin 2005 était exceptionnellement délocalisée à Saint-Ouen, dans la couronne
parisienne, afin de répondre à l’invitation de son partenaire « Réseau
de transport d’électricité » (RTE), qui souhaitait faire découvrir aux élus le
Centre national d’exploitation du système (CNES).
Cette dernière réunion, avant la
coupure de l’été, fut l’occasion
pour le comité directeur de faire
le point sur l’ensemble des chantiers
législatifs en cours ou
récemment clos. De ce tour
d’horizon, le dossier des services
publics, à la confluence de diverses
lois (régulation postale, énergie…)
et démarches publiques en
cours (conférence nationale des
services publics en milieu rural)
s’est imposé comme celui qui
requérait la plus forte attention.
Prenant connaissance des premiers
résultats de l’enquête
conduite sur le sujet auprès des
membres du comité directeur, les
participants ont débattu ensuite
de l’opportunité éventuelle de
défendre l’idée d’un numerus
clausus pour les cabinets médicaux,
qui garantirait une proximité
minimale de médecins
généralistes sur l’ensemble du
territoire.
Les services publics toujours
au premier plan
La question des services publics
a donc été retenue d’emblée
parmi les thèmes du XXIe congrès
de l’ANEM qui se tiendra du 20
au 21 octobre à Piedicroce, en
Haute-Corse. Le contenu du programme était en effet l’autre
point majeur l’ordre du jour de
cette réunion (voir article ci-dessus).
Enfin, réagissant à l’actualité,
les membres du comité
directeur ont adopté deux
motions, l’une sur les transports et les traversée de massifs (voir
article page 4), l’autre sur la préparation
des nouvelles normes
d’accueil dans les refuges de
montagne (voir article page 10).
L’après-midi fut consacré à la
visite du Centre national d’exploitation
du système (CNES) de
RTE situé à Saint-Denis, d’où est
piloté l’acheminement, sur l’ensemble
du territoire, de la production électrique nationale. |
Tribune libre :
« En matière de pluriactivité,
toute avancée nouvelle
souligne les étapes
qui restent à franchir » |
|
 |
«Si la montagne n’a pas l’apanage de la pluriactivité, c’est à
elle qu’il revient avant tout de la défendre et de la promouvoir
car, beaucoup plus qu’ailleurs, elle constitue une composante
déterminante de son économie. C’est donc
sans surprise que l’on apprendra que le réseau
des pluriactifs et travailleurs saisonniers et celui
des élus de la montagne sont à l’origine de la
plupart des vingt-deux mesures que l’on trouve
sur le sujet au sein de la loi relative au
développement des territoires ruraux. Quantifié
ainsi, le bilan laisse entendre des avancées
substantielles et, quitte à les revendiquer, autant
reconnaître qu’elles sont les bienvenues et loin
d’être négligeables. Car, en ce domaine, la
moindre « mesurette » peut se traduire par un
mieux-être toujours bienvenu pour le quotidien
des travailleurs pluriactifs ou saisonniers.
Il n’en reste pas moins qu’après plusieurs décennies de cette
logique de « petits pas », on ne peut toujours pas parler de
politique publique déterminée et pleinement assumée en
faveur des pluriactifs. En effet, pourquoi avoir repoussé le
principe d’une égalité de traitement avec les autres
travailleurs, peut-être « incantatoire » (sic), mais qui aurait
néanmoins pu servir de garde-fou à certains abus ; ou
encore, pourquoi renoncer à fixer des échéances pour
généraliser guichets uniques et caisses pivots, outils très
certainement parmi les plus précieux pour ce type de
travailleurs ?
Néanmoins, il est urgent de ne pas renoncer. La lente
accumulation des progrès enregistrés vers ce qui pourrait à
terme constituer un statut à part entière des pluriactifs et
saisonniers semble produire un effet boule de neige qui
consiste en une organisation et une visibilité toujours plus
fortes de ces travailleurs jusqu’ici à part. Et c’est sans doute par
leur mobilisation et leur action propres que leurs conditions
de travail parviendront à ne plus pâtir un jour de la
comparaison avec l’emploi à temps plein.»
Robert
de Caumont,
président de l’Association
pour le développement économique
de la Haute-Durance. |
|
 |
|
|