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Dossier "Services
au public"
Sommaire du PLM 152
REFUGES :
Vers un nouvel avenir
réglementaire |
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Selon l’article 193 de la loi relative au développement des territoires
ruraux, « un refuge est un établissement recevant du public, en site isolé de montagne, gardé ou non gardé.
Ses caractéristiques sont définies par décret ».
Le décret en question est actuellement
en cours de rédaction
dans les services de la
Délégation à l’aménagement du
territoire et à l’action régionale
(DATAR). Parallèlement, le syndicat
national des gardiens de
refuge et de gîtes d’étape s’est
impliqué depuis plusieurs années
dans la reconnaissance du métier
de gardien de refuge. Cette
démarche a abouti à l’automne
2004 à la création du diplôme
universitaire de gardien de refuge
accessible à trois types de cursus
(formation initiale, validation
d’acquis et formation continue).
Pourtant, l’exploitation du potentiel
de découverte de la montagne
offert par les refuges est fermée
à une catégorie de public,
celle des jeunes mineurs, qu’ils
soient dans un cadre scolaire ou
de loisirs, du fait d’une réglementation
restrictive.
Assouplir sans trahir
grâce à la concertation
Les élus de montagne sont très
attachés à un assouplissement de
la réglementation en vigueur
ainsi qu’à la richesse de la
concertation préalable à la
rédaction du décret avec l’ensemble
des acteurs concernés
par la problématique « refuges »,
d’où la motion adoptée lors du
comité directeur du 9 juin.
Motion relative aux refuges
de montagne, notamment pour
l’hébergement des mineurs :
« Considérant les implications
négatives d’une réglementation
trop restrictive concernant l’hébergement
des mineurs dans les
refuges de montagne,
Considérant que la récente loi du
23 février 2005 relative au développement
des territoires ruraux
introduit dans son article 193
une nouvelle définition des refuges
de montagne,
Considérant la publication prochaine
d’un décret précisant les
caractéristiques de ces refuges,
Considérant la nécessité d’une
large concertation autour de la
rédaction de ce décret afin de
permettre une adaptation des
textes conciliant à la fois la sécurité
des jeunes publics et la possibilité
qui leur est offerte de
découvrir la montagne,
Considérant la nécessité d’inclure
dans ce texte des éléments
sur la formation des gardiens de
refuge et la reconnaissance de
leurs compétences,
Considérant la compétence interministérielle
du dossier,
Le comité directeur de l’ANEM
demande au gouvernement :
de l’associer à la rédaction du
texte, dans les meilleurs délais,
ainsi que les représentants des
acteurs concernés. »
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OURS :
un accident
en Ariège qui confirme
les craintes des élus |
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Le dérochement de 160 brebis, provoqué par
un ours à Aston, en Ariège, fin juin, illustre les
difficultés en matière de sécurité que soulève
le plan de réintroduction de l’ours. Alors que
le processus local de concertation était arrivé
à terme, l’accident a relancé la polémique.
L’hécatombe est intervenue, en effet, 48 heures
après que la présence de l’ours a été
signalée. Ce « fait divers » rappelle de façon
tragique l’inadaptation du contexte dans
lequel les réintroductions sont envisagées.
L’accident n’était pas connu lors de la rencontre
du 23 juin entre une délégation de l’ANEM
avec Nelly Olin, ministre de l’Ecologie et du
Développement durable, Dominique
Bussereau, ministre de l’Agriculture et de la
Pêche, et Brice Hortefeux, ministre délégué
aux Collectivités territoriales.
Après celle du 25 avril, cette réunion visait
essentiellement à renouer le contact suite à
l’extrême déception et au refus des élus pyrénéens
d’une réintroduction massive d’ours.
S’ils ont eu le sentiment d’une meilleure prise
en considération, il n’en demeure pas moins
que le plan annoncé n’est pas mis en cause…
contrairement aux demandes constantes des élus locaux, dont l’ANEM est solidaire. |
Médecine de la montagne :
La création de l’IFREMMONT pour
la formation et la recherche |
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La création de l’Institut de
formation et de recherche en médecine de montagne, parrainé par Jean-Louis Etienne, ouvre de nouvelles
perspectives vers la reconnaissance à part entière d’une forme de médecine spécifique.
Le nouvel Institut de formation et de recherche
en médecine de montagne (IFREMMONT), majoritairement
financé par l’Union européenne et la
région Rhône-Alpes, vise à développer une
médecine adaptée aux pathologies des milieux
extrêmes que sont le froid et l’altitude. Son objectif
est de devenir à très court terme un service
public (d’ici un ou deux ans) qui apporte aussi
bien au grand public qu’aux professionnels leséléments de sécurité qui leur sont nécessaires
lorsqu’elle s’expose aux rigueurs physiques du
milieu montagnard.
A côté de missions traditionnelles de recherche,
de formation et de documentation, et d’un centre
de consultation spécialisé implanté à Chamonix,
l’IFREMMONT développera une pratique de télédiagnostic
spécialisé dans les pathologies liées au
froid et à l’altitude. Il dispose ainsi d’un site
Internet (www.ifremmont.drclic.com) et d’un
numéro vert, équivalent du 15 pour le SAMU,
accessible à tous les pratiquants et professionnels
de la montagne 24 h/24 où qu’ils soient dans le
monde. L’institut a déjà fait preuve de son efficacité
puisqu’il a permis d’éviter l’amputation des
doigts de Mike Horn lors de sa tentative pour rallier
le pôle Nord géographique en solitaire.
Renseignements :
Carole Guérin, tél. 04 50 47 58 10. |
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