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Le thermalisme constitue pour les communes une activité majeure qui a fortement contribué à structurer l’économie touristique et les incite aujourd’hui à s’adapter à des mutations de fond comme celles générées par la montée en puissance du secteur bien-être/remise en forme (5 % du total des journées curistes).
L’activité touristique liée au thermalisme se double souvent d’une vocation touristique non thermale, même lorsque cette dernière puise beaucoup son inspiration dans l’image de la ville d’eau. A l’heure actuelle, sur une capacité d’hébergement touristique globale d’environ un million de lits marchands, curistes et accompagnants génèrent 45 % des nuitées. Ce phénomène est encore plus sensible pour les locations où les curistes s’adjugent 72 % des nuitées.
Logiquement, la part des nuitées thermales dépasse 80 % dans les stations dont il s’agit de l’activité principale, comme Gréoux, Balaruc ou Eugénie. En revanche, dans des stations plus ouvertement touristiques comme Vichy ou Aix-les-Bains, elle se situe entre 10 et 15 %.
En termes économiques, le montant total des recettes d’hébergement s’élève à 326 millions d’euros, dont 31 % en hôtel et 62 % en meublés. L’hébergement des curistes et de leur accompagnants représente 47 % des dépenses indirectes générées par l’activité thermale et s’avère supérieur au chiffre d’affaires direct émanant des établissements et médecins thermaux (318 millions d’euros).
Bien intégrer la filière dans son environnement
Au total, le montant des dépenses indirectes injectées dans l’économie locale s’élève à 690 millions d’euros. Ainsi, le thermalisme se révèle comme une activité structurante en tant que filière mais aussi par ses effets sur le territoire. D’abord, parce qu’il mobilise d’importantes compétences externes dans les domaines techniques, marketing, logistiques et administratifs, ensuite parce qu’il a joué un rôle historique dans l’émergence et le développement de l’offre touristique.
Ce rôle se perpétue d’ailleurs aujourd’hui en impactant de façon plus diffuse l’offre d’hébergements, d’activités de loisirs et de services au public.
Ces effets multiplicateurs ne jouent pas pour autant de façon mécanique pour l’ensemble des stations. En effet, la prime revient à celles qui se sont engagées depuis dix ans dans une diversification de leur activité au travers d’une meilleure gestion de la ressource en eau comme dans l’intégration de cette activité dans une dynamique plus large sur le plan économique, touristique et urbain. |