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Le cabinet d’ingénierie touristique,
Protourisme, a récemment publié les résultats de son enquête réalisée auprès de soixante stations
réparties sur tous les massifs. Il en ressort un engouement accru pour les petites stations, notamment
de la part de la clientèle française.
La saison touristique hivernale
écoulée se caractérise par une
baisse de fréquentation des
remontées mécaniques de l’ordre
de 5 % pour un chiffre d’affaires
relativement stable par
rapport à la saison précédente.
Curieusement, si le nombre de
journées skieurs a indéniablement
chuté, passant de
63,7 millions de journées
skieurs en 2003-2004 à
61 millions cette saison, on
constate en parallèle une forte
progression de la fréquentation
dans les Vosges et le Jura
(+25 %), les Pyrénées (+12 %)
et le Massif central (+10 %), au
détriment du massif alpin.
De toute évidence, ce sont les
stations familiales et de
moyenne montagne qui tirent le
mieux leur épingle du jeu,
notamment vis-à-vis des grandes
stations, car la clientèle française,
en tous cas, est attirée par
des lieux identitaires, riches en
hébergements de charme et activités
multiples de nature à satisfaire
toute la famille, en particulier
les enfants et les non-skieurs.
Les clientèles
se spécialisent
De leur côté, les grandes stations
d’altitude ont réussi à
enrayer la perte de fréquentation
grâce au retour des clientèles
européennes ainsi qu’à l’arrivée
massive de nouvelles clientèles
de l’est et du sud de l’Europe,
qui se déplacent
pour skier.
Les clientèles françaises
sont fortement
en retrait sur
l’ensemble du
massif alpin avec
une chute de plus
de 8 % du fait de
séjours plus courts et moins
nombreux du public parisien.
Les autres massifs profitent en
revanche de la forte croissance
d’une clientèle étrangère de proximité.
Il semblerait que cette désaffection
des Français pour les Alpes
en hiver soit due à une conjonction
de facteurs défavorables
(médiocrité des conditions
atmosphériques, altération du
pouvoir d’achat, vacances scolaires trop tardives, offre d’hébergement
locatif et d’hôtellerie
vieillissante et souvent inadaptée
aux familles).
Dès lors, les stations se trouvent
confrontées au dilemme de
devoir continuer à investir pour
rester compétitive, alors qu’en
parallèle on assiste à une baisse
de rentabilité des capitaux
investis du fait d’une moindre
fréquentation des remontées
mécaniques. |