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Principalement structuré par la loi pastorale de 1972, le secteur de
pastoralisme n’avait pas fait l’objet d’avancée législative depuis la
loi du 1er février 1995 qui avait décentralisé les procédures de classement
des terres en zone pastorale. La loi relative au développement
des territoires ruraux vient d’en compléter le dispositif sur
plusieurs aspects.
La loi relative au développement
des territoires ruraux (DTR) du
23 février 2005 comporte un
chapitre de sept articles consacrés
au pastoralisme. Ceux-ci
apportent un certain nombre de
réponses aux attentes exprimées
par les opérateurs de ce secteur.
En premier lieu, l’espace pastoral
se voit reconnaître un statut
juridique à part entière avec une
définition par l’article L.113-2
du code rural des espaces fonciers
qu’il englobe (« les pâturages
d’utilisation extensive et saisonnière ») et l’affirmation du
principe qu’une politique spéciale
leur est consacrée en vue
d’y maintenir les activités agricoles à prédominance pastorale.
La loi DTR introduit également
dans le code rural les articles
L.481-3 et 4 qui étendent expressément
le champ de l’activité pastorale
aux espaces forestiers.
Des associations foncières
plus performantes
Outre l’extension à cinq ans de la
durée des conventions pluriannuelles
de pâturage, et certains
dégrèvements fiscaux, la loi DTR apporte
quelques modifications visant à
faciliter le fonctionnement des
associations foncières pastorales,
sur au moins deux aspects.
D’une part, en leur permettant
d’intégrer d’office parmi leurs
membres les propriétaires « dont
l’identité ou l’adresse n’ont pu être établies » afin de disposer de
leurs terres pour une durée de
cinq ans (modification de l’article
L.135-3-1er du code rural),
d’autre part, en permettant aux
préfets de leur accorder un droit
de passage d’un an sur les terres
en état d’abandon manifeste,
après mise en demeure infructueuse
de leurs propriétaires.
Enfin, les chiens de conduite se
voient reconnaître un statut spécifique à travers la prise en
compte de leurs missions, non
seulement de « garde » mais
également de « protection ».
Cette distinction juridique les
soustrait au régime des animaux
domestiques qui restent sous la
surveillance et la responsabilité
constantes de leur maître, résolvant
ainsi nombre de questions
de responsabilité civile.
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