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Le conseil des ministres a adopté le 18 mai le projet de loi
d’orientation agricole présenté par le ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau. Contrairement à ce qui
semblait convenu au cours de l’audience qu’il avait accordée à l’ANEM le 16 février, le projet ne comporte pas
de titre montagne.
Le texte du projet de loi d’orientation agricole
adopté par le gouvernement ne comporte que
35 articles. Ceux-ci se répartissent entre six titres
visant notamment :
● la mutation des exploitations agricoles vers le
statut d’entreprise (qui seraient désormais constituées
en « fonds agricole » et seraient plus facilement
cessibles avec la création d’un crédittransmission),
s’accompagnant d’amélioration
des conditions de travail ;
● la consolidation du revenu agricole et de l’encouragement
de l’emploi dans le secteur (notamment
en ouvrant des droits d’assurance aux agriculteurs
pluriactifs qui n’ont pas le statut d’exploitant
et acquittent jusqu’ici des cotisations
sociales de solidarité) ;
● la satisfaction des attentes des citoyens en
matière de sécurité et de qualité des produits,
ainsi que de pratiques environnementales;
● la simplification de l’encadrement institutionnel
du secteur.
Tel qu’il se présente aujourd’hui, le texte ne
contient donc pas de dispositions spécifiques et
exclusives à la montagne, même si un certain
nombre répondent à des enjeux montagnards particulièrement
sensibles (installation et pluriactivité,
notamment). Les premières propositions formulées
par l’ANEM conservent donc leur pertinence et
feront l’objet d’amendements soumis aux groupes
montagne de l’Assemblée et du Sénat.
A l’heure où nous mettons sous presse, le changement de
gouvernement rend incertain le devenir de ce texte, sinon
dans son fondement, au moins dans le calendrier de son
débat devant les assemblées qui aurait dû, en principe, s’engager
au début de la prochaine session parlementaire.
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