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A compter de 2007, les
mesures du développement rural européen seront financées par un fonds
unique : le fonds européen agricole de développement rural (FEADER). Si,
parmi les mesures financées, l’indemnité montagne a la garantie de se
maintenir solidement, il en irait tout autrement de l’éligibilité d’autres
territoires défavorisés.
L’économie générale du dispositif
de la politique européenne
de développement rural pour la
période 2007-2013 est donc
désormais connue dans son l’intégralité.
La principale nouveauté (outre
l’unicité de provenance des
fonds) consistera à dissocier au
niveau de chaque Etat membre
les objectifs retenus parmi ceux
proposés par la réglementation
communautaire, sous la forme
d’un plan stratégique national
notifié à la Commission, des
modalités d’application de
chaque mesure rattachée aux dits
objectifs qui resteront du
ressort du plan de développement
rural national (PDRN).
Cette évolution de procédure
confirme que les mesures de
développement rural, dont la
panoplie est pléthorique, se
retrouvent en concurrence entre
elles et ne peuvent être toutes
financées. Des différences de
priorités se confirmeront ainsi
d’un Etat membre à l’autre. Mais
cette démarche en deux temps
vise peut-être aussi à sécuriser
les mesures retenues dans le
PDRN en y interdisant l’insertion
de mesures nouvelles en cours
d’exécution du programme.
L’indemnité montagne
reconduite sans débat
Les actions au titre du règlement
de développement rural (RDR)
s’articuleront autour de trois
axes portant sur l’amélioration
de la compétitivité, l’aménagement
de l’espace, et la diversification
de l’économie rurale. La
montagne est principalement
concernée par le deuxième de
ces axes qui comprend parmi ses
mesures l’indemnité compensatoire
de handicap naturel (ICHN).
Sa pérennité financière est assurée
puisqu’elle se trouve reconduite
en l’état et sans faire débat.
Les primes devraient par conséquent
se maintenir sur la base
de leur enveloppe actuelle de
452 millions d’euros par an
(dont 231 à charge de l’Union),
et les 65 000 agriculteurs de montagne qui en bénéficient
aujourd’hui resteront éligibles.
Il en va tout autrement des bénéficiaires
d’aides actuellement
rattachées au statut de zone
défavorisée simple (ZDS) pour le
moment défini en fonction de
critères socio-économiques établis
dans les années 70. En effet,
la nouvelle réglementation exigera
que celles-ci soient déterminées
exclusivement sur la
base de critères de handicap
géophysique.
Le soutien à l’herbe
comme objectif stratégique
La redéfinition attendue devrait
exclure près des deux tiers des
bénéficiaires actuels. Néanmoins,
95 % de ceux-ci ne répondent
plus aujourd’hui aux critères
initiaux d’éligibilité.
Enfin, s’interrogeant sur les
objectifs à placer en avant dans
le plan stratégique national à
venir, les membres de la commission
nationale ont confirmé
leur très fort attachement aux
ICHN ainsi qu’aux mesures
agro-environnementales.
Celles visant à soutenir l’herbe
sont particulièrement essentielles
pour le pastoralisme et il a été suggéré de leur insuffler une « vision dynamique de l’herbe »
en distinguant notamment prairies
et parcours, en y rendant éligibles
les espaces mis à disposition
ou faisant l’objet de baux
verbaux, tout en pointant la difficulté
d’identifier le surcoût
objectif qui en principe justifie
l’application de telles mesures.
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