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Aménagement du territoire

Dossier "Aménagement du territoire"
Sommaire du PLM 151

INVESTISSEMENTS
La forte influence des politiques publiques

De 1989 à 2003, 85 % des établissements thermaux des cinq principales régions concernées ont réalisé des investissements bénéficiant de subventions publiques. Sur l’ensemble de la période, cela représente 259 millions d’euros et ne tient compte ni des investissements non subventionnés (thermoludisme), ni de la part des dépenses non subventionnables. Au total, sur l’ensemble des régions, les investissements thermaux sont évalués au plus bas à 45 millions d’euros annuels sur les quinze dernières années.

L
a nécessité d’investir est apparue dans plusieurs domaines :
● 42 M€ (16 %) pour la ressource en eau,
● 100 M€ (39 %) pour la création d’établissements (neuf créations sur la période),
● 26 M€ (10 %) pour l’extension d’unités de soins,
● 91 M€ (35 %) pour la modernisation des bâtiments et équipements de soins,
●1 % pour les études.
Les investissements recensés ont bénéficié de 82 M€ de subventions publiques, soit un taux moyen de 32 % pour les dépenses subventionnables. Les deux régions les plus impliquées sont Midi-Pyrénées (32 M€) et Rhône- Alpes (29 M€), qui cumulent également également les investissements les plus lourds et pratiquent les taux de subvention les plus élevés (43 % et 30 %). D’une région à l’autre, comme d’un projet à l’autre, les taux de subvention peuvent varier considérablement.
Les conseils régionaux ont apporté 39 % des subventions allouées aux établissements thermaux et constituent leur première source de financement ; la part des conseils généraux se situe en moyenne à 21 %. Cependant, il faut ajouter à ces subventions 16M€ d’investissements directs.
L’intervention de l’Etat s’avère limitée (16% des aides publiques),publiques), sauf en Auvergne où l’Etat s’est imposé comme financeur majoritaire.
Les aides européennes représentent 10 % du total et sont surtout présentes en Rhône-Alpes et Languedoc-Roussillon.
Communes et groupements ont joué un rôle décisif pour impulser la dynamique d’investissement.
Ils sont intervenus à hauteur de 27 % sous forme d’autofinancement sur fonds propres.
On peut donc dire que les acteurs publics financent à plus de 90 % les investissements étudiés et que le coût des financements se trouve répercuté dans la redevance acquittée par l’exploitant.
En termes d’impact, certaines stations ayant réalisé des investissements d’envergure ont vu leur fréquentation progresser.
Pour autant, l’effet de ces investissements ne doit pas être évalué à l’aulne de la seule évolution de fréquentation, car nombre d’établissements ont dû se remettre aux normes sur le plan sanitaire, ce qui a impliqué leur fermeture temporaire en dépit d’investissements conséquents.

Montant moyen des investissements
par établissement
(en millions d’euros)
Aquitaine 1,646
Auvergne 2,026
Languedoc-Roussillon 3,688
Midi-Pyrénées 3,900
Rhône-Alpes* 2,066
Total 2,617
* Hors Aix-les-Bains

 

Le THERMALISME
occupe et structure les zones rurales et de montagne


L’impact local des politiques publiques thermales

Si l’ensemble des collectivités des zones concernées s’est mobilisé en faveur du thermalisme, ce sont les collectivités régionales qui se sont le plus investies, en particulier l’Aquitaine, l’Auvergne, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et Rhône-Alpes, toutes régions de montagne s’il en est.
Les démarches engagées se sont concentrées sur la maîtrise de la ressource en eau et modernisation d’un outil de production souvent obsolète. Elles ont permis d’inscrire les efforts consentis dans un cadre cohérent qui cependant trop souvent négligé le secteur de la recherche.
Cet impact réel, même s’il est peu visible, n’a pas permis d’enrayer la diminution de fréquentation qui se poursuit depuis 1994. Toutefois, l’activité thermale a été maintenue en termes d’emplois et de chiffre d’affaires grâce aux investissements réalisés.
En parallèle, ces actions publiques ont encouragé la diversification des activités des établissements et la rénovation des stations de façon à attirer et fidéliser de nouvelles clientèles.


POLITIQUES THERMALES PUBLIQUES
Une nécessaire redéfinition des enjeux

Les financeurs publics interviennent pour aider l’ensemble des stations sur les diverses facettes de leur activité thermale, mais, afin d’optimiser leurs aides, ils aspirent de plus en plus à la mise en place de logiques plus ciblées pour la définition des stratégies communales.

Le premier constat tiré de l’étude de l’évolution du thermalisme sur les dix dernières années et consécutif au durcissement des normes sanitaires imposées aux établissements thermaux prouve que seule l’excellence permettra aux stations de faire valoir leur spécificité et de revaloriser l’image médicale du thermalisme.
Dès lors, il semble impératif d’opter pour un positionnement médical précis et de s’en tenir à des créneaux bien définis et cohérents avec les objectifs thérapeutiques de la station.
De la même façon, il semble fondamental de se concentrer sur certains aménagements et équipements publics, voire sur des hébergements privés de nature à attirer ou à fidéliser une clientèle non curiste à partir de positionnements touristiques bien définis (ville d’eau, station de montagne, espace de détente…).

Soutenir les projets viables

Ces choix d’investissement devraient être réservés aux stations les mieux à même de remplir les critères correspondant à ces spécialisations.
Par ailleurs, les démarches de diversification autour du thermoludisme ou de la balnéothérapie ne devraient être encouragées que pour des opérations en mesure d’atteindre une rentabilité économique, c’est-à-dire situées sur des sites capables de dégager une attractivité propre à leur zone de chalandise (résidentielle et touristique).
Enfin, de toute évidence, pour rester compétitives sur leur créneau, les communes thermales doivent impérativement améliorer la commercialisation des séjours thermaux et l’accueil des touristes.


Les données figurant dans les articles sur le thermalisme sont issues de l’étude réalisée en 2004 par le cabinet Détente pour le compte de l’Association nationale des maires des communes thermales.

 

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