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A l’heure des derniers ajustements
avant la présentation, début juin, de la taxe qui remplacera la taxe professionnelle, des inquiétudes se font
jour sur le bien-fondé juridique des options retenues du fait d’une jurisprudence européenne récente.
Le gouvernement français est
favorable à une taxe reposant
essentiellement sur la valeur
ajoutée (80 %) et une
partie foncière (20 %), et non
plus sur l’investissement des
entreprises. Or, la Cour de justice
des communautés européennes
(CJCE), qui siège à
Luxembourg, est sur le point
d’obliger l’Italie à abandonner
son impôt régional sur l’activité
productive dont les caractéristiques
sont très proches de celles
du projet français. La CJCE
estime en effet qu’il s’agit ni plus
ni moins d’une taxe sur le chiffre
d’affaires s’ajoutant à la TVA qui
crée de fait des distorsions de
concurrence entre Etats, prohibées
par une directive de 1978.
Le principal initiateur du projet
français, Olivier Fouquet, se
déclare serein en expliquant
qu’une telle décision revient à
confondre impôts directs et indirects
et en arguant de la diversité
des taux de taxe pofessionnelle
en France.
En revanche, le ministère des Finances prend cette menace
très au sérieux et réfléchit à une
modification de l’assiette de
l’impôt envisagé.
Par ailleurs, des arbitrages sont
encore en cours pour déterminer
quelle part de la taxe professionnelle
(départementale ou régionale)
fera les frais de « l’allégement
permanent et substantiel
de la charge totale » promis par
le président de la République.
Pourtant, les coûts liés aux deux
hypothèses sont sans rapport :
sept milliards d’euros dans le
premier cas, deux dans le
second.
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