 |
Introduite en France dans les années 1990, la notation
financière des collectivités locales fait de plus en plus d’adeptes et pas seulement auprès des grandes collectivités,
car en plus de constituer un véritable outil de management, elle influe également sur les décisions politiques.
La démarche de notation financière
est la même que pour le secteur
privé, à savoir, évaluer la solvabilité
d’une structure en déterminant
sa capacité à rembourser
ses emprunts à échéance, comme
ses marges de manœuvre en
matière d’investissement. Une fois
décidée, la collectivité s’attache
donc les services d’une société de
notation qui va procéder en trois
temps après avoir pris soin d’évaluer
les comptes et d’interroger élus et responsables financiers.
Elle s’investit d’abord dans une
analyse des compétences affectées à la collectivité, ensuite elle
détermine le profil socio-économique
du territoire concerné,
enfin elle établit des indicateurs
financiers pertinents, en particulier
sur les investissements et le
recours à l’endettement.
L’intérêt majeur pour les collectivités
réside bien sûr dans un
accès optimisé au marché financier,
tant sur les conditions d’emprunt
que sur la variété et la qualité
des produits sollicités.
Au-delà, c’est un véritable outil de communication politique de
nature à rassurer l’Etat et surtout,
les électeurs-usagers-contribuables,
du bien-fondé des décisions
prises et des modes de gestion
engagés. Bien amenée en interne,
la notation financière peut s’accompagner d’évolutions salutaires
en termes de gestion, comme
la mise en place d’un contrôle du
même nom.
Avec la seconde phase de la
décentralisation et les nouveaux
transferts de compétences, de
nombreux élus risquent d’être
interpellés par le potentiel de
pilotage que recèle cet outil.
|