« La montagne ça nous gagne !
Parfois la colère aussi…»
On ne sait comment interpréter les volte-face ou
raidissements du gouvernement sur des questions
essentielles pour nos territoires. Ainsi, alors qu’en
février, la rencontre avec le ministre de l’Agriculture
d’une délégation de l’ANEM, donnait l’espoir d’un
volet montagne dans le projet de loi d’orientation
agricole, voire d’un code de la montagne (proposé a
posteriori), nous constatons que rien de cela ne figure
dans le texte transmis au Conseil d’Etat, pour cause
d’arbitrage interministériel défavorable, tout cela étant
abandonné en rase campagne…
Ensuite, à propos de l’introduction massive d’ours
dans les Pyrénées, le ministre de l’Ecologie, qui a reçu
fin avril une délégation de l’ANEM, en compagnie du
ministre de l’Agriculture et d’un représentant de la
ministre déléguée à l’Intérieur, nous a annoncé
d’emblée que la décision de l’Etat n’est pas
négociable, seules les modalités pouvant être
discutées. La surdité, voire le mépris, du ministre face
aux élus pyrénéens venus l’alerter sur la gravité de la
situation en a laissé plus d’un pantois, quelle que soit
son appartenance politique.
Est-ce à dire que les montagnards sont niés dans leur
spécificité et qu’ils doivent se soumettre
aux oukases ministériels, car " citoyens "
de seconde zone? C’est mal nous
connaître et nous le prouverons sur
place et au Parlement.
François Brottes,
député de l’Isère,
président de l’ANEM.