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Dossier "Tourisme"
Sommaire du PLM 149
| SAISON 2004-2005 : Un bilan hivernal
satisfaisant |
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L’hiver rigoureux a permis un enneigement durable sur l’ensemble des
zones, à l’exception des Alpes du Sud. Si le ski continue donc de tirer son épingle du jeu, prestataires et élus des
stations doivent adapter leurs stratégies à des comportements et pratiques en mutation.
Sur la période d’intervacances
courant de Noël aux vacances de
février, les stations ont fait état
d’un bon niveau de fréquentation,
générant des taux d’occupation
marchands et locatifs dépassant
50 % sur l’ensemble des
massifs et supérieurs à ceux enregistrés
en 2004.
Pour les vacances
de février,
neige abondante
et températures
basses ont permis
une skiabilité
optimale, se traduisant par des taux d’occupation supérieurs à 80 %,
remarquables pour les stations
pyrénéennes et jurassiennes.
Le ski de printemps
valeur en hausse
Enfin, la seconde période intervacances
courant jusqu’aux
vacances de printemps se caractérise
par des taux de remplissage
atteignant ou dépassant
40 %, traduisant une progression
pour les Alpes du Nord et
les Pyrénées et une stabilisation
pour les Alpes du Sud par rapport à l’an passé.
Sur l’ensemble de la période, les
autres massifs, en particulier
Massif central, Vosges et Jura,
font état d’une excellente saison.
En ce qui concerne les vacances
de Pâques, les taux d’occupation
sont fortement dépendants
des réservations de dernière
minute, de même que de la qualité
de l’enneigement. Il s’agit
d’une tendance en hausse sur
l’ensemble du marché, tout comme l’engouement pour les
séjours " tout-compris " et de
plus en plus courts.
En ce qui concerne les activités,
le ski perd du terrain par rapport à des animations alternatives,
comme les promenades à pied
ou en raquettes, avec chiens de
traîneaux…
En termes de fréquentation étrangère, les Belges sont globalement
plus présents dans
les stations de ski françaises
que les Britanniques, qui restent
majoritaires dans les stations
alpines. La clientèle
belge, quant à elle, marque
une préférence marquée pour
les stations de moyenne altitude
ou les stations-villages
situées de préférence dans les
Vosges et le Jura. |
| AIDES AUX STATIONS : Des initiatives départementales
ciblées et responsables |
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Pour le compte de l’ANEM, le cabinet Comète, de
Chambéry, a finalisé fin 2004 une étude fournie sur les dispositifs de soutien et d’accompagnement aux stations
de sports d’hiver mis en place par les départements. Ces initiatives font preuve de beaucoup d’originalité et d’une
réelle capacité d’adaptation à des situations contrastées.
Le premier constat que l’on peut
faire à partir des travaux de
Comète est la mise en place de
véritables partenariats des départements à destination des différents
acteurs locaux. Ils se substituent
massivement à l’assistance financière que l’on rencontrait
précédemment, qu’elle soit systématique
ou au coup par coup
(avances remboursables, subventions
en annuités, prêts sans intérêt,
garanties d’emprunt…).
Lorsque ces modalités d’assistance
financière perdurent, c’est
pour remédier à des situations
difficiles et ponctuelles (66,05)
et en complément de systèmes
d’aides plus structurées (65). Les
efforts convergent pour s’investir
dans une véritable stratégie préventive
et partenariale.
Participant de cette stratégie, les
départements ont favorisé la
mise en place de syndicats mixtes qui valorisent leur action,
notamment auprès des intercommunalités,
en permettant la
définition de programmes et de
financement autour d’un cadre
stratégique (Haut-Rhin, Jura,
Doubs).
Une vision
stratégique globale
De façon générale, les actions
départementales tendent à
dépasser le contexte strict du
fonctionnement des stations
pour s’inscrire dans le cadre
d’une stratégie touristique globale.
Cela entraîne une extension
des périmètres d’interventions
où les sites intercommunaux
vont trouver toute leur
place.
Dès lors, ces programmes gouvernementaux
vont intégrer des
paramètres liés au contexte stratégique
des stations (économie,
tourisme, organisation, social,
marketing, communication).
Les aspects environnementaux
sont également de plus en plus
souvent intégrés et peuvent
même déboucher sur des pistes
de développement spécifiques :
recherche de l’obtention d’un
label de station de pleine nature (15).
Les conseils généraux n’ont pas
hésité à rassembler ces différentes
approches dans des
contrats de stations qui font l’objet
d’appellations variables :
● contrats de pôle ou de pays
(Ariège…);
● pôles touristiques (Pyrénées-
Orientales…);
● plans ou contrats stations
(Cantal, Hautes-Alpes…);
● plans globaux d’aménagement
(Puy-de-Dôme);
● contrats globaux de développement
durable (Haute-Loire…).
Parfois, ceux-ci s’intègrent dans
des programmes plus vastes susceptibles
de faire intervenir
d’autres partenaires (Etat,
région, Europe), c’est le cas en
Rhône-Alpes, par exemple.
Une évaluation
riche d’enseignements
L’évaluation des démarches
engagées devient de plus en
plus systématique et permet de
dégager des tendances :
● l’unification des domaines,
surtout en moyenne montagne
(Puy-de-Dôme…);
● la restructuration des domaines,
prélude à une reconversion
ou une redistribution des activités
(Haut-Rhin, Vosges);
● la diversification en vue d’un
rééquilibrage des activités
hiver/été ou en vue d’une complémentarité
de l’offre (Cantal,
Isère, Pyrénées-Orientales, Haut-Rhin);
● l’encouragement à la gestion
déléguée des stations (Savoie).
L’ensemble de ces politiques
dénote un fort volontarisme de
la part des départements et vise
nettement à clarifier les responsabilités
des acteurs locaux
concernés.
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