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Malgré le signal
fort lancé le 26 février par les élus pyrénéens lors de la réunion d’Argelès-Gazost
(65), le processus engagé par le ministère de l’Écologie, qui doit durer jusque
mi-avril, poursuit imperturbablement son cours.
La motion adoptée collectivement à Argelès-Gazost par plus
de 300 élus locaux pyrénéens,
puis individuellement par chacune
des communes présentes,
avait pour objet de relayer à l’attention
du ministre les six questions
préalables soulevées par le
comité de massif, le 11 février, et
appelant de sa part une réponse écrite. Elle ne semble pas avoir ébranlé la mécanique de concertation
mise en œuvre par le préfet
coordonnateur de massif.
Le processus en question semble
irréprochable : comité de massif,
comités départementaux de gestion
de l’espace montagnard,
Institution patrimoniale du Haut-Béarn, fédérations des chasseurs
et associations de protection de la nature, Comité scientifique du
parc national des Pyrénées,
Conseil national de protection de
la nature, tous devraient pouvoir
se prononcer sur le " dossier de
concertation " avant que le plan
de restauration global ne soit finalisé
en juin et représenté à l’ensemble
de ces instances.
Pour une concertation
efficace
On peut donc présumer que les
réponses attendues n’apparaîtront
qu’in fine et que le ministère a pu
considérer que, tout confondu,
cela reviendra au même… Ce qui
ne coïncide pas avec l’analyse
qu’en font les élus, qui craignent
qu’à démultiplier la concertation
on ne finisse par l’étouffer.
De fait, le président de l’ANEM,
François Brottes, a pris l’engagement,
lors de la réunion
d’Argelès-Gazost, de porter les
questions, à ce jour toujours sans
réponse, devant les trois ministres concernés, respectivement chargés
de l’Ecologie, de l’Agriculture
et des Collectivités locales.
Rendez-vous a été pris pour le 25
avril 2005. Pendant ce temps, les élus boycottent les réunions, dont
le calendrier se poursuit comme
si de rien n’était…
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