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Sommaire du PLM 149
Dossier "Eau"
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PROJET DE LOI SUR L’EAU : Valoriser
l’atout montagne
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Lors de son
audition au Sénat le 8 mars par le rapporteur du projet de loi sur l’eau et
les milieux aquatiques, Bruno Sido, sénateur de la Haute-Marne, l’ANEM a
fait valoir les multiples spécificités de la montagne justifiant une approche
particulière.
Au cours de son audition, la
délégation de l’ANEM, emmenée
par Martial Saddier, secrétaire
général, a fait valoir que
l’utilisation économe et tarifée
de la ressource en eau ainsi que
la maîtrise des débits visant globalement à rehausser les étiages
moyens sont deux aspects fondamentaux
du projet de loi. En
effet, la montagne s’y singularise
sur au moins trois points : la production
d’hydroélectricité, la
rétention collinaire de réserves
d’eau destinées à la neige
de culture, et la nécessité
d’extraire régulièrement
du lit des cours d’eau les
amas de granulats qui en
modifient le cours et
représentent un risque
important.
Ces singularités plaident en faveur d’une reconnaissance
de la spécificité des territoires de
montagne au regard de la ressource
en eau qui n’est pas suffisamment
affirmée dans le texte.
L’ANEM a tout d’abord suggéré
une approche plus positive des équipements hydroélectriques,
plutôt stigmatisés par le texte du
projet de loi, afin que le potentiel
de cette énergie renouvelable
ne soit pas figé systématiquement (comme risque de le
faire l’article 4 du projet de loi).
Mieux intégrer
la spécificité montagne
Elle propose qu’elle ne soit
pas soumise à des normes de
fonctionnement excessivement
rigoureuses et permette notamment
l’implantation de microcentrales
respectueuses des
milieux naturels et aquatiques.
Tout en approuvant l’orientation
générale des nouvelles règles
d’entretien des cours d’eau, elle
s’est ensuite prononcée en
faveur d’un renforcement des
pouvoirs de police du maire, lui
permettant d’intervenir au plus
vite, ainsi que de prérogatives
visant à faciliter l’accès des collectivités
aux berges, voire leur
acquisition. Elle a ensuite insisté
en matière de tarification sur la
nécessité de garantir dans les
zones touristiques une répartition équitable des charges liées
aux équipements surdimensionnés
entre populations locales et
saisonnières.
Enfin, l’ANEM a signalé que le
débat parlementaire pourrait être l’occasion d’apporter des
clarifications au fonctionnement
de la PVR (participation aux voies et réseaux), et de reconstituer
un fonds au niveau de
chaque département, pour aider
au financement des réseaux
d’adduction d’eau et des installations
autonomes, fréquentes
en montagne.
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PRÉCIPITATIONS UTILES : Les fortunes
diverses de la montagne |
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Alors que la sécheresse semble s’annoncer pour l’été à venir, les relevés des précipitations de l’hiver, font ressortir un déficit pluviométrique généralisé
en plaine et confirment globalement la fonction de réservoir que joue la montagne
en matière de ressource en eau. Mais ce qui attire surtout l’attention, c’est que
cela ne se confirme que pour certains massifs, voire certaines parties de massifs : la
moitié orientale des Pyrénées, le nord du Massif central (surtout en zone de piémont
pour ces deux derniers), les massifs des Vosges et du Jura, ainsi que la Corse. On ne
peut que remarquer la carence en eau sur l’ensemble du massif alpin, y compris très
au nord, malgré un enneigement pourtant satisfaisant sur cette partie du massif, tout
comme pour la partie occidentale de la chaîne pyrénéenne.
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