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Dossier "Finances locales"
Sommaire du PLM 149
| FISCALITÉ LOCALE : Les régions
en ligne de mire |
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Le produit voté
des quatre taxes directes locales s’accroît d’environ 6 % en 2005 pour atteindre
56,7 milliards d’euros. Cela est dû à la progression des bases d’imposition
(4 % pour la taxe d’habitation, 2 % pour la taxe professionnelle), ainsi
qu’à l’augmentation de la pression fiscale (+2,8% en 2005 pour l’ensemble
des collectivités, contre 1,2 % en 2004).
Dans ce contexte dynamique, les
régions ont relevé en moyenne
leur taux d’imposition de 21,1 %.
Seules, l’Alsace, la Corse et le
Limousin ont ménagé leurs
contribuables. Même si cette
hausse fiscale mérite d’être relativisée
compte tenu du faible poids
fiscal des régions, cette situation a
alimenté une polémique renforcée
par le résultat des dernières élections régionales.
Quoi qu’il en soit, la commission
parlementaire d’enquête
sur l’évolution de la fiscalité
locale, créée en février au sein
de l’Assemblée nationale, a
commencé ses auditions et
devrait rendre ses conclusions
d’ici juillet. Elle est présidée par
Augustin Bonrepaux, et son rapporteur
n’est autre qu’Hervé
Mariton, tous deux députés en
zone de montagne. L’ANEM suivra
attentivement leurs travaux.
La commission vient d’amorcer
une phase analytique en mettant
en regard taux de fiscalité et
compétences. Il sera passionnant
d’écouter les témoignages
des responsables des services
d’origine des compétences
transférées, fortement pointées
du doigt dans cette affaire, de
même que ceux de certains opérateurs,
comme Réseaux ferrés
de France.
Distinguer choix politiques
et obligations
Un questionnaire complet a
donc été adressé à chaque exécutif
local pour déterminer dans
quelle mesure l’exercice de
compétences nouvelles pouvait
justifier la hausse fiscale.
Pour le rapporteur, beaucoup de
choix d’actions régionales sont
politiques et ne sont donc pas
imposés par la décentralisation.
Enfin, globalement, les travaux
de cette commission devraient
redonner aux finances locales la
part qui leur revient, notamment
dans le cadre des négociations
avec Bruxelles, mais aussi éclairer
la politique de l’Etat en
matière de transferts financiers
aux collectivités locales, second
poste de dépenses après la dette.
Enfin, ils devraient diminuer les
appréhensions des élus vis-à-vis
de la compensation financière
liée aux nouveaux transferts de
compétences. Cela devrait éviter
l’effet de contamination de
la hausse fiscale régionale aux
autres types de collectivité, en
particulier départements et
intercommunalités.
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BUDGET : Forte croissance
des dépenses
d’investissement des communes |
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Les dépenses d’investissement
des communes ont progressé en 2004 de 12,1 %, ce qui a entraîné un rythme soutenu pour l’ensemble
des collectivités (+9,7%), dont +6,3 % pour les seuls départements. Il semblerait qu’en 2005 cette tendance
décroisse pour se rapprocher des taux en vigueur à cette période du cycle électoral municipal.
Les dépenses d’investissement
sont constituées à pratiquement
90 % de dépenses d’équipement
direct, tels que travaux
entrepris par les collectivités
locales (BTP notamment), mais
aussi achats mobiliers et immobiliers.
L’autre part de ces dépenses
(11 % environ) provient de
transferts en capital à d’autres
entités que des collectivités
locales, en vue d’alimenter des
fonds consacrés à d’autres
investissements.
L’investissement des collectivités
locales, d’un montant de
42,7 milliards d’euros en 2004
(dont 19,5 milliards d’euros
pour les seules communes), progresse
très favorablement pour
la seconde année consécutive.
Une part de cette augmentation
s’explique par la forte progression
des coûts dans le secteur du
bâtiment et des travaux publics,
sous l’effet de l’envol du prix du
pétrole et des mécanismes d’indexation
qui en découlent dans
la revalorisation des contrats.
L’impact du cycle électoral communal
Par ailleurs, en 2004, le cycle
d’investissement communal était
pour la seconde année dans sa
phase porteuse, puisque l’on sait
que les travaux les plus importants
se réalisent lors des troisième
et quatrième années du
mandat municipal, les deux premières étant consacrées à la
mise au point des projets ainsi
qu’à la mise en place des marchés
publics correspondants.
Enfin, 2004 restera marquée par
une forte progression de la construction
de logements neufs, ce
qui génère d’importants travaux
d’accompagnement pour les
communes (voirie, réseaux…).
En ce qui concerne l’intercommunalité,
l’effort d’investissement
des groupements a été
remarquable. Les communautés
enregistrent même des taux
d’équipement supérieurs à ceux
des communes, du fait de la
création de nouveaux groupements
et de l’arrivée à maturité
des programmes portés par les
communautés d’agglomération
les plus anciennes.
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Publication
des
"Collectivités locales en chiffres»
pour l’année 2005 |
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La dernière édition de l’ouvrage de la
Direction générale des collectivités locales
vient d’être publiée.
Cet ouvrage, très lisible, et agrémenté
de nombreux graphiques, tableaux et cartes,
offre, comme chaque année, une
photographie statistique des collectivités
locales à partir des données collectées
et actualisées par les différentes administrations.
On y trouvera des informations essentiellement
financières relatives à tous les
niveaux de collectivités locales et présentées
sur une longue période. La priorité
est accordée à l’analyse de l’évolution
récente de la fiscalité locale, des concours
financiers et de l’endettement.
Sont également livrées des données physiques,
comme la situation démographique,
le nombre d’élus locaux ou les
effectifs de la fonction publique territoriale,
ainsi que des éléments de comparaison
européens.
Disponible au prix de 19,82 € :
à la Documentation française
(tél. 01 40 15 70 00)
ou à la DGCL
(tél. 01 49 27 43 70).
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