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Dossier "Tourisme" Sommaire du PLM 148
| Neige de culture, le snowmax innocenté |
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Une étude du Cemagref,
troisième du genre, vient
de disculper le Snowmax,
additif utilisé pour la production
de neige de culture,
de tout impact nuisible
sur l’environnement
montagnard.
Certes, le fait qu’elle ait été commandée par le
principal fournisseur du
produit incriminé interroge
quelque peu, mais d’un
autre côté, la crédibilité du Cemagref pour toutes les
questions relatives à la
montagne en général et à son environnement en
particulier n’est plus à
prouver. Or les conclusions
de l’étude sont formelles
et parlent " d’innocuité
totale sur la végétation " à
partir de prélèvements
opérés dès 1988, date de
l’importation de ce produit
en France. Le seul impact
négatif constaté dénote un
effet amplificateur de
cette protéine destinée à
refroidir le tapis végétal
pour mieux y fixer les premiers
flocons sur la mauvaise
qualité de l’eau dans
des milieux de culture
naturels, comme les retenues
collinaires ou les lacs.
Aujourd’hui, une quinzaine
de stations françaises de
sports d’hiver utilisent cet
adjuvant pour une surface
d’enneigement artificiel de
3 600 ha appelée à doubler
dans les cinq ans, échéance à laquelle seront
utilisés des additifs cryogéniques
bien plus performants.
Cela donne une idée de la
portée économique que
peut avoir la conclusion de
cette étude, surtout dans
un contexte de développement
durable.
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VILLAGES RÉSIDENTIELS
DE TOURISME :
L’incitation fiscale
se concrétise |
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Tout au long des discussions entourant l’adoption de la loi relative
au développement des territoires ruraux, les associations d’élus concernées, dont l’ANEM, ont tenté de
faire adopter une mesure de réduction d’impôt pour les propriétaires d’appartements loués dans le
cadre d’un village résidentiel de tourisme, après réhabilitation. C’est chose faite dans l’article 20 de la
loi du 23 février 2005.
L’ANEM, l’Association nationale des maires
des stations classées et des communes touristiques
(ANMSCCT) et l’Association nationale
des maires des stations de montagne (ANMSM)
ont obtenu, à l’occasion du débat parlementaire
sur le projet de loi de développement des
territoires ruraux, une mesure fiscale très attendue,
qui devrait relancer la procédure dite
ORIL (opération de réhabilitation de l’immobilier
de loisir). Cette mesure permettra aux propriétaires
de logements dans les stations du littoral,
de montagne et thermales, d’obtenir une
réduction de leur impôt sur le revenu.
L’exigence
d’un projet précis
Désormais, les "travaux de reconstruction,
d’agrandissement, de réparation ou d’amélioration
effectués entre le 1er janvier 2005 et le
31 décembre 2010 " donneront droit à une
réduction d’impôt, limitée à 40 % du montant
total des dépenses supportées par les
propriétaires. Ces dépenses sont plafonnées à
100 000 euros pour un couple marié et à
50 000 euros pour une personne célibataire.
En contrepartie de cette disposition fiscale,
considérée d’intérêt national par les associations
d’élus, les propriétaires devront s’engager à mettre leur bien en location auprès
d’un exploitant professionnel de village résidentiel
de tourisme (VRT) pendant une
période de neuf ans, tout en ayant la possibilité
d’utiliser leur logement pendant huit
semaines dans l’année.
Cette mesure devrait permettre en outre de
lutter plus efficacement contre les friches touristiques.
Les collectivités locales pourront
davantage s’engager dans la mise en œuvre
de politiques de rénovation urbaine et de qualité
des hébergements pour répondre aux
attentes d’une clientèle de plus en plus attentive
aux prestations proposées par les professionnels
du tourisme.
Ces associations resteront en contact étroit
avec les ministères concernés afin que les
modalités concrètes d’application du dispositif
aboutissent à une incitation forte pour les
propriétaires.
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