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Dossier "Finances locales"
Sommaire du PLM 148
DGF COMMUNALE ET INTERCOMMUNALE :
Une péréquation affinée
en faveur de la ruralité |
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Au cours de sa séance du 8 février,
le comité des finances locales a réparti la masse de la dotation globale de fonctionnement 2005. Si la dotation forfaitaire
des communes n’augmente que de 1 %, dotation d’intercommunalité, surtout pour les intercommunalités rurales
(qui bénéficient d’un important effet de rattrapage) et dotations de péréquation connaissent une progression réelle.
Après intégration de la régularisation
issue de la DGF 2003, la
DGF des communes et des groupements,
constituée de la dotation
forfaitaire, de la DGF des
EPCI, ainsi que des dotations de
péréquation communales (dotations
de solidarité urbaine et
rurale et dotation nationale de
péréquation) s’élève au final à
21,2 milliards d’euros.
La dotation forfaitaire des communes
(13,70 milliards d’euros)
est désormais composée de quatre
volets. On relèvera la création
d’une dotation proportionnelle à
la superficie des communes, d’un
montant de 3 euros par hectare,
majorée de 2 euros pour les communes
de montagne. Un bémol
sur cette disposition, avec l’exclusion
des hectares d’eau, propre à
beaucoup de communes rurales
et de montagne, qui peut pénaliser
celles ayant de grands lacs ou
plans d’eau (le projet de décret
d’application a été soumis au CFL
le même jour).
Signalons également la garantie,
calculée sous forme de complément à la dotation, permettant à
chaque commune de retrouver
en 2005 le montant de sa dotation
forfaitaire 2004 indexé de
1% en cumulant dotation de
base et dotation de superficie.
Un coup de pouce
pour les bourgs-centres
Est également introduit dans cette
dotation forfaitaire le mécanisme
destiné à compenser la suppression
des bases salaires de la taxe
professionnelle. Sa croissance est
de 1% en 2005. A compter de
2006 , le CFL pourra le faire évoluer
en fonction des arbitrages
sur la péréquation, dans la limite
de 50 % du taux de croissance
de la masse de la DGF.
Ce dispositif, appelé à être modifié
au fur et à mesure de l’avenir
de la TP, verra son taux d’évolution
pouvant varier jusqu’à 50 %
du taux de croissance de la DGF
fixé par le CFL à partir de 2006.
En ce qui concerne les dotations de solidarité communales, dotation
de solidarité urbaine (DSU)
et dotation de solidarité rurale
(DSR), elles évolueront en masse
et de concert de +19, 6 %, ce qui
représente + 80 millions d’euros sur un total de 503 millions d’euros
pour la DSR, et + 120 millions
d’euros pour la DSU.
La fraction bourgs-centres de la
DSR profite pleinement de ce
coup de pouce (169 millions
d’euros, soit une progression de
30 %), avec un effort tout particulier
pour les bourgs-centres
situés en ZRR, dont la dotation
est majorée par un coefficient
fixé à 1,3 dans le dispositif ayant
réformé la DGF.
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DGF DES DÉPARTEMENTS : L’impact du
potentiel financier
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Le potentiel fiscal des
départements est calculé en appliquant aux bases des quatre taxes directes
locales les taux moyens nationaux auxquels sont ajoutés, en 2005, les droits
de mutation à titre onéreux (DMTO) et la taxe de publicité foncière (TPF) ainsi
que la dotation "part salaires». Il constitue la base du potentiel financier.
Le potentiel financier ajoute au
potentiel fiscal la dotation de
compensation et la dotation forfaitaire
de la DGF, hormis la
" part salaires " déjà intégrée
dans le potentiel fiscal. Il servira
notamment à la détermination de
l’éligibilité et au calcul de la
DPU, de la DFM et de la dotation
de compensation.
La réforme de la DFM (dotation
de fonctionnement minimale)
affectée en 2004 à 24 départements,
dont 15 de montagne, pour un montant de 169 millions
d’euros, constitue le changement
majeur de la DGF des
départements. Elle s’inscrit dans
le cadre d’une réorganisation
de la péréquation départementale
autour d’une composante
urbaine, la dotation de peréquation
urbaine (DPU), et d’une composante
rurale, actuelle DFM élargie aux 64 départements
ruraux (562,66 millions d’euros).
Les premiers impacts sur la DFM
font apparaître que le potentiel
financier atténue les disparités
entre collectivités, celles qui ont
le potentiel le plus élevé ayant la
croissance de DFM la plus élevée, à l’inverse celles au potentiel
le plus faible sont réduites à une
garantie bien inférieure.
Il faudra donc être vigilant sur
l’évaluation au printemps 2005.
En effet, la loi prévoit qu’un rapport
présentant notamment les
principaux résultats et les difficultés
générées par la réforme sera
présenté et discuté avant la fin de
la session ordinaire 2004-2005,
soit le 30 juin 2005.
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| Mise en place de la commission d'évaluation des charges |
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L’article 118 de la loi N° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés
et responsabilités locales, qui modifie notamment l’article L.1 211-4-1 du
code général des collectivités territoriales, prévoit que " réuni en formation
restreinte, le comité des finances locales est consulté sur les modalités
d’évaluation et sur le montant des compensations des transferts de compétences entre l’Etat et les collectivités territoriales. Cette formation,
dénommée commission consultative sur l’évaluation des charges, est
présidée par un représentant élu des collectivités territoriales ".
Le comité des finances locales (CFL) a donc procédé, dans sa séance du
8 février 2005, à l’élection des membres de la section des communes de
cette instance (Marc Censi, Michel Charasse, Pierre Ducout, Jean-Pierre
Fourcade, Philippe Laurent), ainsi qu’à la désignation de ses deux viceprésidents,
représentant respectivement les présidents de conseil général
(Augustin Bonrepaux, président du conseil général de l’Ariège) et
régional (Michel Sapin, président du conseil régional du Centre) et de son
président (Jean-Pierre Fourcade, sénateur-maire de Boulogne-
Billancourt). Il reste encore à doter cette commission de moyens de fonctionnement
propres, puisque pour l’instant elle dépend toujours du CFL et
cela même si elle a été dûment autorisée à saisir les inspections des grands
corps de l’Etat.
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