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Sommaire du PLM 148
| RÉUNION DE MASSIF : Les élus
des Pyrénées font bloc
sur l’ours |
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Le 26 février, plus de 300 élus locaux des Pyrénées
se sont rassemblés à ’invitation de l’ANEM à Argeles-Gazost (65). Au-delà du
traditionnel bilan de l’action de l’association, ce rassemblement avait pour
objet principal d’afficher une position forte et solidaire sur la question de l’ours.
Faisant suite à l’annonce, mi-janvier
par le ministre de l’Ecologie,
du plan de réintroduction d’ours,
puis à l’avis exprimé par la commission
permanente du comité
de massif, le 11 février, apparemment
resté sans suite, les élus de
montagne des Pyrénées souhaitaient
avant tout afficher leur forte
mobilisation et celle de l’ANEM
sur le sujet, en raison des inquiétudes
majeures et fondées que ce
plan suscite.
La réunion, qui a été fortement
suivie, était présidée par le président
de l’ANEM, le député de
l’Isère, François Brottes, aux côtés
d’élus pyrénéens dont de nombreux
parlementaires pyrénéens,
tels que Augustin Bonrepaux,
député et président du conseil
général de l’Ariège, Chantal
Robin-Rodrigo et Josette Durrieu,
respectivement députée et sénatrice
des Hautes-Pyrénées, Jean Lassalle, député des Pyrénées-
Atlantiques.
Une motion adressée
au Premier ministre
Considérant la question de l’ours
comme " révélatrice et emblématique
d’une difficulté à vivre
et à survivre dans nos territoires
de montagne ", François Brottes
a souhaité la replacer dans un
contexte plus global, en insistant
sur l’importance des actions
publiques conduites en matière
d’agriculture, de services publics
ou de soutien aux entreprises
locales. A l’issue de cette réunion
très suivie, une motion à l’attention
du Premier ministre et du
ministre de l’Ecologie et du
Développement durable a été
adoptée. Celle-ci leur rappelle les
multiples difficultés et contraintes
que soulève la réintroduction
d’ours en grand nombre pour les
populations des vallées pyrénéennes,
et demande que le plan
de réintroduction soit suspendu
tant que l’information, la concertation
et les moyens d’accompagnement
légitimes et nécessaires
n’auront pas été préalablement
mis en place.
Une délibération type
adressée aux communes
Le texte de cette motion, qui
rejoint la position qu’avait exprimée
le 11 février 2005 la commission
permanente du comité
de massif des Pyrénées, comporte
notamment la demande
expresse qu’aucune opération
de réintroduction ne puisse être
effectuée si la majorité des communes
concernées s’y oppose.
Afin de confirmer la légitimité de
cette demande, l’ANEM a
transposé les termes de cette
motion dans une délibération-type
qu’elle a diffusée auprès de
l’ensemble des communes du
massif pyrénéen.
Elle escompte ainsi disposer
d’une masse de délibérations qui
formalise sans ambiguïté ces
demandes qu’elle rappellera lors
de l’audience conjointe qu’elle a
sollicitée des trois ministres de
l’Agriculture, de l’Ecologie et de
l’Intérieur. |
| Tribune libre : " La charte
de l’environnement va
angliciser notre droit " |
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C’est désormais un fait acquis, la charte de
l’environnement est désormais adossée à la
Constitution. Il va donc falloir faire avec,
quels qu’en soient les imprévus. Car si tout
un chacun a bien perçu les intentions de la
charte et ne peut que les partager, la
question reste entière de savoir quelles
seront les limites exactes des implications
juridiques qu’on peut en attendre.
Que les choses soient ici bien claires : je ne
veux pas me faire l’avocat du diable de ceux
qui souhaiteraient qu’on les autorise à
continuer de polluer impunément, sans
prise en considération des conséquences
nuisibles à terme de leurs activités, et mon
engagement personnel en faveur d’une gestion dynamique
des questions environnementales est suffisamment connu de
tous, puisque ma commune figure parmi les premiers sites
volontaires Natura 2000. Mais ce que la charte a de
dérangeant, c’est le flou des notions qu’elle sacralise, telles
que la précaution.
De par son statut constitutionnel et l’absence de délimitation
rigoureuse de son contenu, la précaution pourrait à l’avenir
surgir dans le moindre contentieux, voire même en susciter
un grand nombre en laissant au seul juge, qui confiera cette
tâche aux seuls experts chargés ainsi pour la première fois en
France de dire le droit au plus haut niveau, le soin d’établir cas
par cas si tel ou tel projet a été conçu, réalisé ou géré avec la
précaution suffisante et nécessaire. De quoi réfréner ou
pénaliser un grand nombre d’initiatives vitales pour
l’économie de nos territoires, déjà très échaudés par l’abus du
principe de précaution dans l’élaboration des plans de
prévention des risques.
Par ailleurs, cette configuration juridique n’est pas sans
rappeler celle de l’" Equity " au Royaume-Uni et par laquelle
le juge est habilité à fonder ses décisions sur l’existence de
précédents qu’il a toute latitude d’interpréter. Voilà pourquoi,
comme le président de l’ANEM, sans avoir voté contre, je me
suis positivement abstenu de voter en faveur de la charte…
Joël Giraud,
député des Hautes-Alpes.
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24 ans, titulaire d’un DESS d’aménagement et développement trans-frontaliers
de la montagne (Foix, 2004) et d’une maîtrise de biologie
des populations et des écosystèmes (Grenoble, 2003), ayant
effectué plusieurs stages dans des établissements de protection de
la nature (résorption de la signalétique sauvage pour le parc national
des Pyrénées en 2004, interactions entre bouquetins et activités
humaines pour le parc national des Ecrins en 2003, visite guidée du
sentier botanique et création d’ateliers environnementaux pour la
réserve naturelle des Aiguilles rouges de Chamonix en 2002), recherche
poste de développement local ou de responsable des actions environnementales au sein d’une collectivité de montagne.
Contact : Alessiane Durand, c/o Richomme,
route de Valjouffrey, 38740 Entraigues - tél. 06 82 20 99 76
e-mail : alessianedurand@hotmail.com
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