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Dossier "Tourisme"
Sommaire du PLM 147
| ASSURANCE NEIGE : Quel avenir
pour Nivalliance? |
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Quatre ans après sa
mise en service, un nouveau cadre contractuel se dessine pour Nivalliance, assurance
garantissant le chiffre d’affaires en cas de baisse du nombre de journées skieurs.
Nivalliance, système d’assurance
mutualisé couvrant le risque de
perte de chiffre d’affaires liée à
des aléas d’exploitation, reprend
une acuité nouvelle pour le SNTF
(Syndicat national des téléphériques
de France). Le contrat de
quatre ans, souscrit par le syndicat
pour le compte de ses adhérents
auprès des professionnels
de l’assurance, s’achève en effet
après la saison 2004-2005, ainsi
que le règlement des éventuels
sinistres en découlant.
Aujourd’hui, le SNTF travaille à
un renouvellement, mais sur des
bases nouvelles, plus équilibrées
pour les exploitants. Selon Jean-
Charles Simiand, délégué général
du SNTF et membre associé
du comité directeur de l’ANEM, " plusieurs pistes d’évolution
sont à l’étude ". Ainsi, le prochain
contrat pourrait être inférieur à quatre ans, de façon à
favoriser l’actualisation.
Un contrôle
qui s’annonce favorable
Par ailleurs, alors que le montant
de la prime était calculé sur la
base du chiffre d’affaires, en
fonction de trois tranches prédéfinies,
le SNTF désirerait que le
calcul s’effectue désormais
sur un chiffre d’affaires de référence.
Cela entraînerait une
diminution de la plupart des primes.
Enfin, la quotité garantie
(60 % actuellement) pourrait
augmenter. Pour l’heure, toutes
ces données se conjuguent au
conditionnel. Néanmoins, le
contexte de négociation apparaît plutôt favorable au SNTF :
chiffres à l’appui (voir ci-dessous),
le premier contrat s’est avéré,
dans sa globalité, très positif
pour les assureurs. |
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Adhérents (exploitants de remontées
mécaniques et de domaines skiables) :
194 sociétés membres en 2003 – 2004 ;
196 en 2002 – 2003.
Primes appelées :
3 319 709 euros en 2003 – 2004,
contre 2 999 334 euros en 2002 – 2003,
soit une augmentation de 9,65 %.
Sinistres :
● 2001 - 2002 : 34 exploitants sinistrés
pour 2 525 934 euros
● 2002 - 2003 : 1 exploitant sinistré
pour 1 534 euros
● 2003 - 2004 : 8 exploitants sinistrés
pour 90 423 euros
Sur les trois premières saisons,
2 617 891 euros ont donc été remboursés
au total.
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| CODE DU TOURISME : Meilleure lisibilité des
dispositions montagne |
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Le conseil des ministres a adopté le
20 décembre 2004 par ordonnance (n° 2004-1 391) la codification des dispositions législatives du code du tourisme.
Pour la montagne, cela se traduit par l’incorporation de neuf articles de la loi du 9 janvier 1985 dans
un chapitre du titre consacré aux aménagements et réglementations des espaces à vocation touristique.
L’ordonnance relative à la partie législative du
code du tourisme sera suivie en ce début
d’année du projet de loi de ratification correspondant,
et complétée par la publication du
décret relatif à la partie réglementaire du
même code. Dans l’immédiat, la version
communiquée s’organise en quatre livres :
- le premier traite de l’organisation générale
du tourisme et de la répartition des compétences
touristiques entre les différents niveaux de
collectivités locales ;
- le second aborde la question des activités et
professions du tourisme et codifie les lois correspondantes ;
- le troisième est consacré aux équipements et
aménagements intéressant directement le secteur
du tourisme ;
- enfin, le quatrième regroupe les dispositions
intéressant le financement de l’accès aux
vacances et la fiscalité du tourisme.
En ce qui concerne la traçabilité des dispositions
montagne, les articles 42 (opérations
d’aménagement touristiques et délégations de
service public), 43, 45, 48 (remontées mécaniques
et transports de personnes), 50 (frais de contrôle liés aux remontées mécaniques), 52-
II,-III, 53,54 (servitudes liées aux domaines
skiables), 84 (redevance ski nordique) sont
abrogés et remplacés par les articles L. 342-2 à L.342-30 du code précité.
Un nouvel outil pour la politique touristique
Les mesures fiscales en faveur des résidences
de tourisme situées en ZRR se trouvent à l’article
L.421-3, celles relatives à la taxe de
séjour à l’article L.422-3, celles relatives à la
taxe communale sur les entreprises exploitant
des engins de remontée mécanique dans le
L.422-6, et pour la taxe départementale le
L.422-15, enfin celle relative à la redevance
ski de fond au L.422-8. Les unités touristiques
quant à elles sont traitées dans le L.342-6.
Ce code devrait constituer un nouvel instrument
de travail au service des professionnels, élus et
usagers et du renforcerment de la coopération
interministérielle en faveur du tourisme. |
| Les sénateurs se mobilisent
sur la défiscalisation |
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Le 20 janvier dernier, lors
de la seconde lecture
devant la Haute Assemblée
du projet de loi " développement des territoires
ruraux ", les sénateurs
ont adopté à l’unanimité,
sur avis de sagesse
favorable du gouvernement
et de la commission
des affaires économiques,
l’amendement rédigé par
l’ANEM et fortement soutenu
par l’Association
nationale des maires
des stations classées et
communes touristiques
(ANMSCCT), de même que
par l’Association nationale
des maires de stations de
montagne (ANMSM).
Pour mémoire, les associations
d’élus travaillent
depuis plusieurs années
avec le gouvernement sur
ce dispositif qui vise à
introduire dans le code
général des impôts (à l’article
199 decies GA) une
réduction d’impôt sur le
revenu au profit de propriétaires
de logements
touristiques de plus de
quinze ans qui réhabilitent
leur bien et s’engagent à
le commercialiser pendant
neuf ans dans le cadre d’un
village résidentiel de tourisme
(VRT). Cette réduction
est calculée sur 40 %
du prix des travaux financés
par le contribuable hors
subventions publiques.
Il reste encore à passer le
cap de la commission mixte
paritaire, car l’Assemblée
nationale a déjà fait disparaître
cette disposition du
texte après adoption par le
Sénat en première lecture.
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