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Le ministre de l’Ecologie a présenté le 13 janvier
2005 une communication sur " la survie de l’ours dans les Pyrénées ", annonçant les grandes lignes d’un programme
de réintroductions visant à doubler la population des ours d’ici la fin de l’année 2008.
Le texte annonce sans ambages
l’objectif du gouvernement de
faire passer en trois ans la population
des ours dans les
Pyrénées, estimée actuellement
entre quatorze et dix-huit individus, à une trentaine.
Considérant que la préservation
de l’espèce participe d’un enjeu
planétaire, le document programme,
de façon a priori non
négociable, la réintroduction de cinq oursons dans le courant de
l’automne prochain. Aux yeux
du gouvernement, les seules
questions restant à résoudre portent
sur le choix des lieux où
s’effectueront les lâchers, la
nationalité d’origine des ours
réintroduits (espagnole, slovène
ou croate), et les mesures d’accompagnement
les plus pertinentes.
Car parallèlement, le texte de la
communication insiste sur l’importance
du dialogue, notamment
avec les élus des collectivités
territoriales, et sur sa volonté
de s’y investir, pour effectuer un " véritable travail collectif d’accompagnement ". On peut
toutefois rester dubitatif sur la
nature et la portée du dialogue
en question qui comporterait
une " démarche d’écoute d’habitants
des Pyrénées ".
Un dialogue
qui reste à définir
L’imprécision des termes ne
permet pas de savoir à ce stade
s’ils visent la consultation du
comité de massif, comme l’avait
demandé l’ANEM. Il est en tout
cas certain que le dialogue tel
qu’il est ici présenté n’a pas
vocation à constituer un préalable
aux décisions et aux actions à mettre en œuvre, comme le
souhaite le député de l’Ariège,
Augustin Bonrepaux, qui voudrait
que le comité de massif soit
consulté et associé aux décisions
en la matière.
Comme pour s’en justifier, le
document conforte la démarche
de concertation en profondeur
engagée de longue date (pour réintroduire deux oursons) par
l’Institution patrimoniale du
Haut-Béarn (IPHB) et confirme savocation à poursuivre la constitution
du dossier de réintroduction.
Le président de l’IPHB, Jean
Lassalle, pour sa part, a considéré
que la réalisation du plan ministériel
relevait de " l’impossibilité
biologique, technique et financière " et qu’il n’a par conséquent " aucune chance de se réaliser ".
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