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La dernière version du rapport
Fouquet livrée fin 2004 permet de disposer maintenant des hypothèses les plus crédibles sur les quatre points qui
mobilisent le plus les élus : garanties sur la stabilité du produit, composition de l’assiette, fixation du taux, durée
et aménagement de la période de transition, régimes particuliers, objectifs à plus long terme.
Quel que soit le choix final, la
mise en œuvre de la réforme se
traduira par des transferts de
bases et de produits entre collectivités
résultant principalement du changement d’assiette. Les
critères et pondérations retenus
devront donc être calculés pour
minimiser ces transferts et
conserver un caractère incitatif à
l’intercommunalité à fiscalité
unique.
Dans ce contexte, les scénarios à
taux local semblent les plus performants.
Pour préserver la stabilité
ainsi que la prévisibilité des
ressources des collectivités locales,
la commission se déclare
favorable à un mécanisme de
compensation ayant uniquement
vocation à amortir le choc initial
de la réforme sous peine de
détériorer, s’il devait se prolonger,
le lien fiscal entre entreprises
et collectivités locales.
Les associations d’élus réclament
quant à elles un mécanisme
garantissant le maintien
de leurs ressources antérieures
sur la durée et se déclarent plus
favorables au système de compensation
horizontale basé sur
un recyclage des surplus de
recettes émanant des collectivités
bénéficiaires de la réforme
qu’à un abondement des dotations
d’Etat.
Éléments physiques
ou comptables dans l’assiette?
Pour la composition de l’assiette,
d’importantes divergences se font
jour sur l’équilibre entre éléments
fiscaux et comptables. En effet, si
le tandem valeur ajoutée - valeur
locative foncière semble devoir
s’imposer, certaines associations
d’élus et entreprises sont attachées
au maintien d’une majorité
d’éléments physiques détaillant le
volume des facteurs de production
par rapport aux seuls paramètres
comptables. Deux éléments
devraient néanmoins
apporter satisfaction aux élus.
D’abord, il serait procédé à une révision des valeurs locatives
qu’ils appellent de leurs vœux
depuis longtemps. Elle devrait
maintenir un lien entre entreprise
et territoire et permettre
une répartition plus équitable de
l’impôt entre l’ensemble des
contribuables. Ensuite, la détermination
de la clé de répartition
des paramètres de l’assiette
pourrait n’intervenir qu’après le
vote de la réforme et à l’issue
d’une année de test du nouveau
dispositif.
Vers un taux local applicable
sur les valeurs locatives
La question des taux concerne
l’ensemble des composantes de
l’assiette. On s’oriente, pour la
valeur locative foncière, vers un
taux local, de même que pour
l’assiette comptable afin que les
collectivités locales puissent
mener une politique fiscale.
Pour éviter une trop forte dispersion
des taux, la commission
préconise un mécanisme d’encadrement.
Les élus n’y sont pas
hostiles, à condition que la fourchette
soit suffisamment large,
mais ils refusent toute liaison
entre ce taux et ceux des impôts
ménages.
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