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Face au risque annoncé de désertification médicale en
zone de montagne, l’association Médecins de montagne mobilise les élus montagnards et interpelle le gouvernement.
Ils sont encore environ 350
médecins à exercer en stations
de sports d’hiver ou en zone de
montagne. Mais selon les estimations
de l’association Médecins
de montagne, 50% des cabinets
vont disparaître dans les dix ans.
Une vraie catastrophe en termes
de service sanitaire de proximité.
Les raisons sont multiples : d’une
part, de nombreux médecins
vont partir à la retraite, d’autre
part, l’ensemble de la profession
pâtit d’une sélection féroce au
niveau du cursus.
" Cette politique découle de
l’idée que l’augmentation des
dépenses de santé est due, entre autres, à l’augmentation du
nombre de médecins ", commente
le Dr Jean-Dominique
Laporte, généraliste aux Angles,
dans les Pyrénées-Orientales, et
président de l’association Médecins
de montagne.
Des barrières
administratives
S’ajoute, enfin, la difficulté de
l’exercice : "Dans un contexte
d’exigence de qualité, notre activité
devient de plus en plus complexe
et demande une forte implication
au quotidien. Elle effraie
les jeunes médecins ", reconnaît
Jean-Dominique Laporte.
La solution pourrait
sembler évidente : susciter
des vocations. Mais
en la matière, le système
administratif constitue
un réel obstacle. En effet, les jeunes
internes ne peuvent effectuer
leur stage de fin de cursus qu’auprès
d’un généraliste installé dans
la zone administrative couverte
par leur université. " Je dépends
de la faculté de Montpellier ; un étudiant parisien ne peut pas
venir travailler chez moi ", explique
Jean-Dominique Laporte.
L’association bataille pour rendre
possible le financement des
stages hors de la zone administrative de départ. Parallèlement,
elle tente de motiver les anciens
praticiens en place dans les stations,
pour qu’ils soient plus
nombreux à s’investir en tant
que maîtres de stage.
Confrontée à un " mur administratif ", elle a récemment écrit à
l’ensemble des élus de montagne.
Ces derniers ont porté le dossier à
la connaissance du gouvernement
qui, pour l’heure, s’est
contenté d’accuser réception.
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