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L’ANEM, en collaboration
avec l’Association nationale des maires de station de montagne (ANMSM), a poursuivi son action sur le contenu
du décret devant fixer les seuils de la nouvelle procédure Unités touristiques nouvelles (UTN).
Dans la perspective du passage
en seconde lecture au Sénat de
la disposition définissant les
UTN dans le projet de loi relatif
au développement des territoires
ruraux, l’ANEM et l’ANMSM ont
en premier lieu sensibilisé les sénateurs de montagne, au cours
d’un déjeuner de travail tenu le
30 novembre dernier, sur la
nécessité d’amender le texte
pour faire sortir de la loi les dispositions
qui relèvent explicitement
du domaine réglementaire.
Si les sénateurs ont approuvé le
sécuriprojet
d’amendement qui leur était proposé, c’est aussi en
sachant qu’il était simultanément
impératif de faire avancer
la concertation avec le ministère
de l’Equipement afin de s’assurer
du contenu technique du
futur décret sur les seuils de
déclenchement de la procédure,
en vue de la commission mixte
paritaire.
Une réunion de travail a suivi, le
6 décembre, avec des conseillers
techniques du cabinet des
ministres de l’Equipement, d’une part, et du Tourisme, d’autre part. A la suite de celle-ci,
une proposition détaillée et
conjointe aux deux associations
a été communiquée à la direction
du service juridique de la
Direction générale de l’urbanisme
de l’habitat et de la
construction (DGUHC) du
ministère de l’Equipement.
Un champ d’application à ne pas trop élargir
Pour l’essentiel, ces propositions
procèdent à une clarification
des types de projets relevant de
l’une ou l’autre procédure (celle
instruite au niveau du massif, et
celle instruite au niveau départemental).
Par exemple, l’ensemble des créations de pistes
relèverait de la procédure de
massif, celles de campings de la
procédure départementale. Par
ailleurs, les mêmes propositions
visent à garantir que le champ
actuel des UTN ne se retrouve
pas inconsidérément élargi.
C’est à ce titre qu’il est par
exemple proposé de soustraire à la procédure l’aménagement de
terrains réservés à la pratique de
sports motorisés qui font d’ores
et déjà l’objet de procédures très
encadrées et rigoureuses.
La suite réservée à ces propositions
par l’administration devrait
en principe être portée à la
connaissance des sénateurs
début janvier.
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