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Dossier "Tourisme" Sommaire du PLM 145
PARC RÉGIONAL DE MILLEVACHES :
le tourisme pour
mieux valoriser l’espace |
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Le décret de création du 44e
parc naturel régional français, celui de Millevaches, a été publié en mai dernier. Deuxième PNR du Limousin après
celui du Périgord, il réunit les délégués de 113 communes sur les 121 qui ont approuvé le périmètre du parc, ainsi
que ceux des communautés de communes, des trois conseils généraux et du conseil régional de la zone. Il est
présidé par Christian Audoin, conseiller régional et ancien membre de notre comité directeur.
Les premières intentions de création
d’un parc naturel régional
(PNR) sur le plateau de Millevaches
remontant à 1966, sa
maturation aura duré près de quarante
ans. La valorisation de cet espace particulier de la partie est
de la montagne limousine a toujours été au cœur des préoccupations
des promoteurs du projet.
Ce relief spécifique, situé à une
altitude supérieure à 500 m, se
caractérise par un sol granitique
peu fertile, une pluviométrie
importante et un climat rude qui
ont fortement influé sur l’occupation
humaine du territoire et
sa structuration. Il couvre
3325km2, 113 communes (dont
63 en Corrèze, 34 en Creuse et
16 en Haute-Vienne). Il est peuplé
de 38 000 âmes pour une
densité moyenne de 11 hab/km2.
Le programme d’actions, détaillé
dans la charte du parc, met en évidence deux grands objectifs.
Le premier réside dans la gestion
environnementale des sept entités
paysagères du plateau, en particulier
en travaillant le rééquilibrage
entre l’agriculture et la forêt
ainsi que la préservation de sa
diversité floristique et faunistique.
Contribuer à une gestion
environnementale
En second lieu, il s’agit de concevoir
un programme de développement économique actuel prenant
la suite des différents programmes
de développement
local déjà actifs sur ce territoire
(Leader 1 et 2 en particulier) qui
ont permis, avant tout, de lutter
contre la désertification. Ce
développement économique
doit impérativement s’inscrire
dans le premier objectif, à savoir
la gestion environnementale.
De fait, l’agriculture, la qualité
des produits locaux, l’entretien
de l’espace, la gestion des forêts
et sa transformation, ainsi qu’un
tourisme raisonné, en sont les
maîtres mots.
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Conseil National du Tourisme :
le tourisme, outil de revitalisation rurale |
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Le Conseil national du tourisme vient de présenter
un rapport sur le rôle du tourisme en tant qu’outil de revitalisation des territoires ruraux et de développement durable.
Les réponses à cette question semblent très positives et ont donné lieu à une trentaine de propositions concrètes
qui traitent aussi bien du foncier, du bâti, que de l’utilisation des fonds européens.
Les résultats de cette étude
menée durant six mois par un
groupe de travail très élargi font
apparaître les constats suivants,
même si chaque type de territoire
recèle des potentialités touristiques
et des enjeux de développement
différenciés.
Le tourisme constitue un véritable
outil pour l’organisation d’une
dynamique de développement économique et social de l’espace
rural français. A cet égard, il
représente 402 millions de nuitées,
soit 28,7% des nuitées totale
en France, 19,4 milliards d’euros
de consommation sur les
lieux de séjour (près de 20% du
total), 144000 emplois (dont
97000 salariés), 17,3 millions de
lits (dont 63% en hébergement
non marchand).
Pôles de respiration
et d’attraction
L’impact de cet outil s’affirme
d’autant plus nettement que ce
tourisme repose sur la sauvegarde
de l’environnement
local traité globalement
(paysages et aménités,
biodiversité, préventions
contre les risques
naturels…). Dès lors, se
profile la perspective
d’un nouvel aménagement
du territoire où les
territoires ruraux apparaissent
non seulement
comme un espace de respiration du monde urbain,
mais aussi comme des pôles d’attraction
d’entrepreneurs économiques
au sens large. Ainsi, les
fonctions fondamentales du tourisme
(potentiel d’attraction, d’accueil
et d’animation) sont sublimées
et vont nourrir une politique
de recherche et d’implantations
d’activités envers des clientèles
extérieures qui sont d’abord
venues par le canal touristique.
Autrement dit, dans un contexte
concurrentiel, l’attractivité du
territoire en termes d’image peut
s’avérer un argument déterminant
pour l’implantation d’une
entreprise. Par ailleurs, son
potentiel d’accueil fournit la
preuve de la disponibilité des
représentants et des acteurs de
ce territoire, ainsi que de la réalité
de ses éléments d’attraction
mise en évidence par les prestataires
du tourisme dans le cadre
de leurs activités.
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Dernière ligne droite
pour la défiscalisation
des villages résidentiels |
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Lors de l’examen du projet de loi "Développement
des territoires ruraux " en première
lecture en mai dernier, le Sénat a adopté
l’amendement présenté par des sénateurs
membres de l’ANEM, soutenus par de nombreux
parlementaires de zones touristiques.
Cet amendement prévoyait une réduction
de l’impôt sur le revenu étalée sur six ans
et portant sur 40% maximum du montant
HT des travaux de réhabilitation réalisés
dans un hébergement confié par un bail de
neuf ans à un village résidentiel de tourisme
(VRT). Il était devenu partie intégrante
de l’article 3 ter du texte parvenu en seconde
lecture à l’Assemblée nationale. Lors de
son examen, cette disposition a disparu. Les
associations d’élus, en particulier l’ANEM,
veulent sauvegarder ce dispositif bien adapté
aux stations petites et moyennes. Sans
lui, les élus et les acteurs locaux risquent
d’être confrontés à la prolifération des friches
touristiques de façon irréversible.
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| Secours et réforme de la sécurité civile |
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Un dispositif nouveau qui renforce
l’action préventive
Permettre l’expression de toutes les forces vives
du secours en montagne sur les dispositions
contenues dans la loi du 13 août 2004 et faire valoir leurs points de vue avant publication des textes d’application étaient les objectifs de cette rencontre.
La discussion a débuté par un
rappel du député-maire de
Bonneville, Martial Saddier.
Président de cette table ronde
il a évoqué certaines données
propres aux secours en général.
D’après l’article 2212-2 du
code général des collectivités
territoriales, " le maire est
chargé d’assurer la sécurité sur
sa commune ".
La gratuité des secours est un
principe général en France
remontant à 1733, qui s’applique à environ 1 300 000
cas par an. Le secours aux personnes
est gratuit, et les frais
sont pris en charge par la collectivité.
Martial Saddier a par
ailleurs précisé que les 4 700
sorties en montagne représentent
seulement 0,5 % des interventions
de secours.
Le préfet Marcel Peres a synthétisé
les conclusions de son
rapport, récemment remis au
ministre de l’Intérieur, sur la
gratuité des secours : " En
aucun cas, n’a été remis en
question le principe de gratuité
des secours dans les stations de
sports d’hiver.»
Le principe de gratuité toujours respecté
Il a ensuite démontré pourquoi,
selon lui, le secours en
montagne doit être gratuit : " Si
l’on compare à ce qui se fait en
mer, à activité comparable, le
principe de gratuité est toujours
respecté. Lors d’accidents
de la route, là encore le
principe de solidarité est toujours
retenu alors que la
responsabilité du conducteur
est fréquemment mise en
cause. "
Le préfet estime donc normal
que le secours soit pris en
charge par la nation, surtout en
montagne : " Elle permet des
activités éducatives, elle est
utile en retombées économiques et a un effet bénéfique
sur la santé. "
Jean-Henry Mir, maire de Saint-
Lary-Soulan (Hautes-Pyrénées),
s’est déclaré rassuré par ces éléments
: " Le plan ORSEC va
devenir un outil préventif. On
pourra sans concurrence mettre
tout le monde autour de la
table : le privé, le public et les
associations de secours. "
La parole fut ensuite donnée
aux représentants de la police,
des pompiers et des CRS. |
| Clarifier encore
le COMMANDEMENT
DES SECOURS |
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Le capitaine Emmanuel Quiblier,
directeur du peloton de gendarmerie de haute montagne
PGHM) de l’Isère estime que " la loi a réaffirmé le rôle de la
gendarmerie. Le texte clarifie une situation ambiguë puisque
jusqu’à aujourd’hui un pompier devait être au COS (commandement
des opérations de secours). La mixité du commandement
offre un gage de sécurité et pose une base juridique
solide à une situation qui existait déjà de fait ".
Est-ce vraiment un plus d’avoir un officier de police judiciaire
dans l’équipe de secours ? ", interroge un membre de l’auditoire. " Il est essentiel que l’enquête soit concomitante aux
opérations de secours ", répond le militaire. Il a ensuite donné
l’exemple de certaines interventions qui avaient nuit à l’enquête
judiciaire en effaçant des traces et des indices qui
auraient pu s’avérer précieux.
Le
lieutenant-colonel Linchenau, secrétaire général de la Fédération
nationale des sapeurs-pompiers, a sur le point de la
mixité du commandement des opérations de secours exprimé
quelques réserves: " Il n’appartient pas à un corps de discuter
et de revenir sur une loi quand le Parlement a tranché. Mais le
texte ne lève pas toute ambiguïté en ce qui concerne le commandement
dans tous les départements montagneux. Cela se
passe mal en ce moment, et il est nécessaire d’aller vite : il faut
déterminer une authentique coopération, trouver une place
pour les sapeurs-pompiers afin de garder un volontariat actif. "
Toujours selon le représentant des pompiers, " on ne peut pas
faire de la police judiciaire tout en exerçant des secours ".
Le commandant Petit-Jean, commandant de la Compagnie de
CRS des Alpes et représentant des CRS de montagne, est du
même avis que le capitaine Quiblier : " La loi a rassuré les CRS
grâce à l’article 2. CRS de haute montagne est un métier difficile
et il n’est pas question d’envoyer des équipes d’interventions
quand la chaîne de commandement n’est pas clairement
définie. "
Au niveau de la collaboration, le commandant a souligné que " sur le terrain, ce sont toujours des montagnards qui secourent
des montagnards, aucun problème de commandement
n’intervient ".
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| Gratuité ne signifie pas absence de coût |
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La parole fut enfin donnée à Yannick Métairie, représentant
de la société privée Mont-Blanc Hélicoptères. Contrairement
aux services publics, sa société ne fonctionne que cinq mois
dans l’année, pour une trentaine de communes. Il arrive fréquemment
que des sociétés privées collaborent avec les services
de l’Etat. Lui aussi s’est félicité de cette loi, ne la jugeant
en aucun cas en contradiction avec son statut de société privée
: " Le secours est toujours payant, tout dépend qui
paye ", a-t-il conclu.
Tous les participants à cette table ronde ont insisté enfin sur
l’avancée majeure que représente ce texte, qui imposera désormais
d’aller plus loin sur le volet préventif. Finalement, il
permet de clarifier la situation et renforce l’autorité du préfet.
Lors de la rédaction du plan de secours, dans chaque département,
celui-ci devra déterminer, en fonction des risques et des
zones, quel corps de secours aura vocation à intervenir et à
commander. Il sera ensuite facile de savoir qui doit payer. En
l’occurrence, les interventions des corps de l’Etat devraient rester
gratuites, payées par la nation, devrait-on dire. D’un autre côté, la possibilité pour le maire de demander réparation, lors
d’une intervention payée par la commune, restera possible.
Des cas finalement très marginaux, remarque Martial Saddier. " La montagne est un sujet à propos duquel les uns et les autres
savent se rassembler ", a conclu le président de séance.
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