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Dossier "Agriculture"
Sommaire du PLM 145
Développement rural :
Les aménagements
du plan national pour 2005
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Le comité national de suivi du programme de développement rural national (PDRN) s’est réuni, le 26 octobre, pour faire le point sur
les années 2003 et 2004 et envisager les adaptations pour 2005.
Avec 890 millions d’euros de
crédits consommés, le développement
rural a atteint en 2003
son rythme de croisière.
Essentiellement articulé autour
de trois axes principaux que
sont respectivement l’indemnité
compensatoire de handicapnaturel (ICHN), les mesures
agro-environnementales (MAE)
et les aides à l’investissement, il constitue sans conteste le
champ d’application de la politique
agricole commune (PAC)
qui intéresse le plus l’agriculture
de montagne.
Par son intermédiaire, la moitié
des installations s’effectuent
encore en zone de montagne ou
défavorisée, et 3,5 millions
d’hectares, en grande partie en zone de montagne, sont maintenus
en herbe sous forme de prairies
permanentes ou de parcours.
Jusqu’ici, en effet, les
ICHN en représentaient le poste
principal ; mais pour la première
fois, en 2003, les MAE les
ont dépassées.
Natura 2000 concurrent
de l’indemnité montagne
Les collectivités locales tendent à avoir une part d’intervention
croissante, bien que modeste,
dans le développement rural
(6 millions d’euros en 2003, soit
0,41% du total) qui pourrait se
développer notamment avec le
plan consacré aux bâtiments
d’élevage. Pour 2005, l’application
du PDRN devrait comporter
l’augmentation prévue de
10 % dans le cadre de la revalorisation
de l’ICHN (faisant suite à
l’augmentation de 20% en
2004). Les organisations agricoles
pointent cependant qu’une
partie serait financée par report
de crédits et qu’aucune trace de
ladite augmentation n’apparaît
dans le projet de loi de finances
pour 2005.
Une perspective d’autant plus
inquiétante que si le zonage
ICHN ne devrait pas changer
pour la montagne, il devrait être
révisé de fond en comble dans la
perspective des fonds structurels
2007-2013 s’agissant des autres
zones défavorisées, avec un risque
de concurrence, notamment
de la part des sites Natura 2000.
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Loi d'orientation : Un enjeu essentiel
de l’année à venir |
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Le départ d’Hervé Gaymard du ministère de l’Agriculture ne devrait pas remettre en cause le chantier de la loi d’orientation agricole. Les débats préliminaires
prévus en régions continueront donc à se tenir jusqu’à la fin décembre.
La pertinence d’une loi d’orientation
agricole pourrait être mise
en doute si l’on se remémore
que les deux précédentes
remontent respectivement à
1964 et 1999. Mais l’importance
et la rapidité des évolutions
auxquelles doivent faire
face les acteurs du secteur agricole
persistent à la justifier pleinement
: innovations techniques,
bouleversements socioéconomiques,
accentuation des
règles d’origines communautaire
ou internationales régulant les
marchés, sans oublier les " nouvelles
attentes de la société " de
jour en jour plus perceptibles.
La rédaction du projet de loi,
prévue début 2005, est précédée
de débats " Agriculture, territoires,
société " organisés depuis le 2 novembre dans chaque
région jusqu’à la fin de l’année
2004, qu’une commission
nationale ad hoc, installée le 20
septembre, aura pour mission
de synthétiser.
Un nouveau débat
national en régions
Au-delà des représentants des
instances classiques (chambres
d’agriculture, syndicats,
coopératives, mutualité
sociale), y sont conviés les
représentants des filières
agroalimentaires et de distribution,
y compris des
petits commerces et des
artisans, ainsi que les représentants
des collectivités
territoriales.
Chacune de ces journées se
scindera en une matinée
d’ateliers et un après-midi de
synthèse générale sur cinqthèmes de réflexion : les nouvelles
donnes d’organisation économique,
les conditions de vie
et de travail des exploitants et
des exploitations, la refonte des
régimes d’accès au foncier, le
renouvellement des relations
institutionnelles, enfin une
vision de l’agriculture partagée
par la société.
" PLM » aura certainement l’occasion
de revenir sur les enseignements à tirer de ces débats
régionaux , mais d’ici là on peut
en suivre l’évolution et même y
contribuer en consultant le site :
www.debatnational.agriculture.gouv.fr
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L’idée européenne
de la qualité montagne progresse |
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Outre une mobilisation des socioprofessionnels
de plus en plus perceptible à
travers les montagnes d’Europe en
faveur de la qualité de leurs produits et
de sa reconnaissance, le sujet de la
labellisation montagne des produits
semble prendre de l’importance, notamment
au sein du Conseil de l’Europe.
Le projet de charte européenne des produits
de montagne de qualité est actuellement
en cours d’expertise juridique
avant d’être proposée à la signature.
Mais la mobilisation de près de 300 professionnels
agricoles, chercheurs et
représentants de régions à l’occasion des
IVe Assises européennes de la montagne,
organisées les 25 et 26 novembre à
Rodez par Euromontana, a confirmé la
constance des attentes sur le sujet.
Par ailleurs, l’Assemblée parlementaire
du Conseil de l’Europe a adopté le 2 septembre
une recommandation (1575/
2002) intitulée " Création d’un label de
qualité pour les produits alimentaires
issus de l’agriculture de montagne ".
Celle-ci préconise, notamment à l’attention
de l’Union européenne, de ompléter
sa réglementation en matière de
qualité par une " appellation territoriale, même additionnelle, qui identifierait les
produits de montagne ". Bien qu’une
telle additionnalité dissociant les
notions de montagne et de qualité ne
semble pas souhaitable, force est de
constater que ladite recommandation
constitue un pas supplémentaire en
faveur d’un régime communautaire de la
qualité montagne.
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