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Le coût des missions de service public assumées par le réseau de la Poste reste à ce jour insuffisamment compensé par les avantages que la loi lui accorde. La situation devrait changer avec l’accès aux services bancaires. Mais il y a urgence.
Depuis le 9 septembre, par une
lettre adressée par le président
de la Poste, Jean-Claude Bailly,
au Premier ministre, il est acquis
que le nombre de points
contacts du service public postal
ne changera pas.
Mais si l’entretien d’un réseau
de proximité figure bien parmi
les obligations de service public,
force est de reconnaître que la
Poste doit l’assumer de fait sans
que la loi ne lui en accorde une
rémunération ou un dédommagement
adaptés puisque les allègements
fiscaux qui lui sont
accordés à ce titre n’en couvrent
que le tiers.
Des surcoûts d’intérêt
général mal compensés
Il en va de même pour la fonction
sociale d’accueil de tous les
publics sans discrimination, et
pour les aides à la diffusion de la
presse qui devraient relever pleinement
du budget de l’Etat et
non de l’usager.
Le maillage du territoire à travers
ces 17000 points contacts se trouve donc conforté et garanti
pour les années à venir. Cela suscite
d’ailleurs une véritable crainte
de la part des banques dans la
perspective de l’ouverture de la
Poste à certaines prestations bancaires,
car ce réseau représente
l’équivalent de celui des quatre
premières banques françaises. Or
seul cet avantage concurrentiel
est en mesure de donner à la
Poste les moyens de subvenir à la
lourdeur des coûts qu’elle doit
affronter pour assurer la proximité
de ses prestations.
Il est donc urgent que reprenne
le débat parlementaire sur le
projet de loi relatif à la régulation
des activités postales, suspendu
depuis janvier 2004,
pour que cette logique puisse être mise en place au plus vite
sur le terrain.
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