 |
Dans le site remarquable de la
Correrie, à Saint-Pierre-de-Chartreuse,
pas moins de trois ministres de la République et un commissaire
européen avaient fait le déplacement pour rencontrer les élus de l’ANEM.
Première raison de ce défilé
inédit de ministres : la reconnaissance
de l’apport qualitatif des parlementaires de l’ANEM
lors des débats à l’Assemblée
nationale. Jean-François Copé,
ministre délégué à l’Intérieur,
Hervé Gaymard, ministre de
l’Agriculture, et Frédéric de
Saint-Sernin, secrétaire d’Etat
l’Aménagement du territoire,
l’ont fait remarquer avec force.
Les élus de la montagne ont
donc des demandes précises et
le gouvernement était venu
répondre, et annoncer des
mesures concrètes.
Deux décennies d’action
pour la montagne
La deuxième raison était plus
festive. Vingt ans d’ANEM, deux
décennies d’action pour la
montagne. Il s’agissait d’abord
de fêter cet anniversaire, et le
cadre splendide du massif de la
Chartreuse était là pour marquer
l’événement. Ensuite, un
anniversaire doit être l’occasion souvenir mais aussi de
prononcer des vœux. Le
congrès a donc permis d’établir
un bilan et de réfléchir
aux perspectives
d’avenir.
Alors que les politiques
de la montagne
ne peuvent se concevoir
sans un regard
européen, l’intervention
de Jacques Barrot,
commissaire européen
chargé de la
politique régionale,
est venue alimenter
les réflexions de ce congrès sur cet aspect
majeur pour l’avenir
de la montagne.
Des débats riches
et chaleureux
Dans ce lieu franchement
inhabituel pour
un congrès, tous les acteurs
majeurs de la montagne ont pu
se rencontrer et débattre : les
maires, les conseillers municipaux,
généraux et régionaux,
les députés et sénateurs, mais
aussi des techniciens, des
ministres et des préfets. L’ambiance était conviviale et sérieuse. Il faisait froid et il
pleuvait mais les nombreux échanges des protagonistes ont
réussi à remplir ce congrès
d’une chaleur montagnarde
toute particulière.
C’est finalement Hervé Gaymard,
ministre de l’Agriculture,
mais aussi élu de la Savoie, venu
en voisin, qui trouvait les mots
pour résumer ce congrès. " Ce
lieu et ce massif sont symboliques
: la Chartreuse sépare
l’Isère et la Savoie, mais l’ambiance
de ce congrès montre
bien que la montagne rassemble
plus qu’elle ne divise. "
|