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Sommaire du PLM 144
Jacques Barrot :
" Les fonds
structurels
de demain
connaîtront
mieux la montagne "
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Jacques Barrot, commissaire à la politique régionale et futur vice-président de la Commission
européenne, est venu présenter les grands points de la réforme des fonds structurels. Il a commenté la
proposition, adoptée par la commission le 14 juillet dernier, des règlements qui définiront la politique régionale européenne de 2007 à 2013.
Une étude européenne a conduit
le Parlement à admettre qu’il fallaitune approche diversifiée et un
travail en réseau. Pour Jacques
Barrot, "la montagne apporte
beaucoup à l’Europe, et il faut
mettre en valeur ses richesses
naturelles, son patrimoine humain
et économique exceptionnel".
Un apport que viennent renforcer
les nouveaux Etats membres où lamontagne représente 22 % du
territoire de la nouvelle Europe et
18 % de leur population.
Le commissaire a présenté les
propositions de la Commission
selon trois grands aspects, " trois
priorités ". La première sera destinée aux régions en retard de
développement et aux zones à
handicap naturel. A ce titre, les massifs pourront porter un projet
en leur nom propre. La Commission
propose aussi " de supprimer
les zonages, afin de décentraliser
et d’alléger les modalités
de gestion ".
Une enveloppe régionale
encore conséquente
La deuxième priorité de la Commission
concerne la compétitivité
régionale et l’emploi. Cela représente
18 % d’une enveloppe que
Jacques Barrot a assurée " conséquente ". Des opportunités seront
données aux zones de montagne dans plusieurs domaines : un travail
sera fait au niveau de l’accessibilité
(meilleures connexions
routières et ferroviaires) ainsi que
des NTIC (Nouvelles technologies
de l’information et de la communication).
Certaines villes géographiquement
désavantagées
verront leur accès renforcé. Enfin,
une politique en faveur de l’innovation
et de l’environnement sera
appliquée, notamment en
matière d’énergies renouvelables.
La troisième proposition de la
Commission concerne la coopération
territoriale européenne.
Cette mesure est pour Jacques
Barrot, " une possibilité de donner
à la montagne sa signification
au niveau de l’Europe ". Il sera
dans ce cadre possible d’utiliser
des fonds communs pour des
programmes de régions transfrontalières,
ou pour des régions
appartenant à un même massif,
comme c’est souvent le cas en
France. Reste désormais à franchir
les étapes du Parlement et du
Conseil des ministres. Les Etats
membres ont donc à se prononcer. " L’avantage de l’engagement
européen, c’est de faire effet de
levier et d’envisager les actions
sur le long terme… ", concluait
Jacques Barrot.
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Les orientations présentées par le nouveau Président |
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Quel accompagnement pour un
développement équitable et durable
de la montagne ?
Dans son allocution finale devant Jean-François Copé, le nouveau président, François Brottes, a présenté les propositions qui
sous-tendront l’action de l’ANEM pour les mois à venir. Elles s’articulent autour de
cinq axes principaux que "PLM» récapitule ci-dessous.
Améliorer la participation au
niveau des massifs.
● Réussir l’élaboration des schémas
de massif sans que cela soit un prétexte à geler tous les projets en
cours.
● Financer les conventions interrégionales
de massif.
● Développer l’implication des
comités de massif dans les processus
de concertation et de décision.
● Maintenir l’Etat, à travers les commissariats
de massif, comme garant
d’une politique nationale de la
montagne et d’un traitement égalitaire
des massifs via la solidarité
nationale.
Développer le partenariat et la
coresponsabilité.
● Etablir entre l’Etat et les collectivités
locales un réel rapport de
confiance qui à la fois responsabilise
ces dernières et leur permette
d’être des acteurs à part entière en
lieu et place d’exécutants…
Permettre une gestion foncière au
plus près du terrain.
● Mettre en œuvre les nouvelles
possibilités offertes par la loi rurale,
qui implique les départements et
confirme le rôle des SAFER au service
d’une maîtrise plus forte, plus
coercitive du foncier afin de permettre
en particulier aux jeunes de
se loger, de s’installer dans l’agriculture,
ou de créer leur activité
professionnelle.
Garantir une présence adaptée des
services de proximité.
● Maintenir la péréquation tarifaire pour les services publics, car cela
coûtera toujours plus cher de desservir
des zones de grande superficie,
en altitude et moins denses que
des zones concentrées, en plaine,
et très urbanisées.
● Dans le domaine des nouveaux
services (notamment en matière de
nouvelles technologies de communication),
refuser de faire payer à
nos contribuables locaux ce que les
autres contribuables n’ont pas à
payer, là où le marché amortit les
coûts.
Utiliser des critères pertinents
pour la péréquation et la réforme
des finances locales.
● Conforter la prise en compte dans
les dotations d’Etat des surcoûts montagne.
● Adapter le critère de superficie
aux caractéristiques des communes
de montagne en conservant et en
développant la progressivité de ce
critère dans le calcul de la DGF des
communes.
● Conserver l’apport du potentiel fiscal superficiaire dans les parts
péréquation de la DGF (DSR pour
les communes et DFM pour les
départements) et obtenir pour
les communes de montagne que la
nouvelle dotation à l’hectare ne
subisse pas d’écrêtement.
● Clarifier le calcul du potentiel
financier, de façon à ne pas surévaluer
artificiellement la situation
financière des communes de montagne
qui si, elles sont bien gérées,
n’en sont pas moins soumises à
des charges lourdes, souvent réalisées
pour le compte de populations
de passage. Dans le cas contraire, cela reviendrait, pour
l’Etat, à reprendre d’une main ce
qu’il donne de l’autre.
● Sortir la dotation touristique du
potentiel financier.
● Défendre les acquis liés à la prise
en compte des charges territoriales
spécifiques de la dotation de fonctionnement
minimale (DFM) attribuée
aux départements.
● Prévoir des garanties d’évolution
des dotations tenant compte
de ces données et des charges
nouvelles, notamment celles
découlant des transferts de compétences
issus de l’acte II de la
décentralisation.
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