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Sommaire du PLM 143
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La loi ATR :
une loi charnière |
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Dix ans après la décentralisation, le paysage institutionnel
continue d’évoluer, avec la loi d’administration territoriale de la République (ATR) du 6 février 1992.
A la confluence de plusieurs
problématiques chères aux élus
montagnards, la loi ATR apparaît
comme un texte de modernisation.
Un texte qui trouve ses
origines dans les fondements
innovants de la loi Montagne.
Ainsi, la montagne s’illustre
comme un creuset d’expérimentations,
en partie déclinées
sur l’ensemble du territoire.
Des nouveautés
du côté des concours de l’Etat
L’action des élus de montagne
aboutit à la création d’une enveloppe
spécifique, destinée aux communes les plus défavorisées.
La répartition s’effectue au prorata
de deux critères : la longueur
de voirie (doublée en zone de
montagne) et l’impact du potentiel
fiscal superficiaire.
9 000 communes, dont 7 900
comptant moins de 500 habitants,
sont concernées par ce
complément de DGF. Mais
l’ANEM, qui estime que l’avancée
est insuffisante, continue son
action, avec la volonté de faire
doubler, dans les années suivantes,
le montant attribué.
De plus, la loi ATR instaure la
dotation de développement
rural (DDR), indépendante de la
DGF. La DDR est destinée, avec
des modalités d’attribution différentes,
d’une part aux groupements
de communes intervenant
dans le monde rural,
d’autre part aux petites villes de
moins de 10 000 habitants.
L’intercommunalité à l’honneur
Quant à la coopération intercommunale,
elle s’enrichit des
schémas départementaux de la
coopération intercommunale à
raison d’un schéma par département.
Parallèlement, le texte
incite à la création de communautés
de communes.
Le développement économique
et l’aménagement de l’espace
constituent les vrais enjeux de ce
nouveau cadre intercommunal,
orientation majeure de la loi.
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La loi crée le fonds de correction des déséquilibres régionaux |
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Un prélèvement est instauré sur l’ensemble des recettes fiscales inscrites au budget des régions favorisées. Cette contribution permet d’accroître les moyens dédiés aux régions les plus défavorisées, c’est-à-dire celles dont le
potentiel fiscal est inférieur d’au moins 15 % au potentiel fiscal de l’ensemble des régions.
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Quel avenir pour les services publics ? |
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Suite à la circulaire ministérielle du 27 janvier 1992, 25 départements (éligibles à la dotation de fonctionnement minimale) doivent élaborer leur schéma d’organisation et d’amélioration des services publics. Le texte précise les modalités d’élaboration et de mise en œuvre de ces schémas, ainsi que leur contenu.
Trois points révèlent le chemin parcouru :
● l’interdiction de toute suppression ou réorganisation du service public pendant
l’élaboration du schéma ;
● l’inclusion de tous les services publics dans le schéma ;
● la diversité des réponses qui pourront être apportées aux dysfonctionnements des services.
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La DGF profondément
réformée
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Les modifications actées en 1993 aboutissent à un affaiblissement de la péréquation
pour les communes les plus défavorisées, à l’inverse des préconisations
constantes de l’ANEM.
L’année 1993, marquée par
la réforme de la DGF, constitue
un tournant pour les finances
locales. Le système de dotations,
puzzle d’une extrême
complexité, où chaque composante
fonctionne selon un mode
de calcul et des critères d’attribution
propres, appelle alors
une simplification.
Une nouvelle donne
Désormais, sauf exception, chaque commune ne perçoit
plus que deux dotations. La première, la dotation forfaitaire,
regroupe toutes les anciennes
dotations. La seconde est la
dotation de solidarité, urbaine
(DSU) pour les villes, rurale
(DSR) pour les bourgs-centres et
les communes défavorisées.
La DSR, qui avait été créée par
la loi du 13 mai 1991 réformant
la dotation globale de fonctionnement
des communes et
départements, et qui avait
donné lieu en 1992 à une dotation
spécifique pour les communes
de moins de 2 000 habitants
(voir ci-dessus), est donc " légitimée ". Elle est intégrée à
la réforme avec, comme critères
de répartition, la voirie et le
potentiel fiscal superficiaire.
Par ailleurs, la dotation de fonctionnement
minimale des départements
est maintenue, avec une
progression amorcée dès 1994
et 1995, et très fortement confirmée
à partir de 1998.
L’absence de priorités
Malheureusement, la DSR dispose
d’une enveloppe trop
restreinte pour devenir un outil
suffisamment efficace, capable
d’entraîner le développement
des communes défavorisées
et le financement des groupements.
Enfin, le concours particulier
versé aux communes touristiques
est définitivement figé
dans la dotation forfaitaire dont
il suit l’évolution ralentie. En
outre, le système se ferme et
plus aucune nouvelle commune
ne sera éligible. Ainsi, dans les
faits, la simplification issue de la
réforme va de pair avec un "lissage " préjudiciable aux collectivités
de montagne. |
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Le point de vue
de L’ANEM |
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" Cette réforme, qui affichait au départ un
objectif clair d’aménagement du territoire,
se révélera donc très peu redistributrice pour
les communes défavorisées. De plus, alors
que la coopération intercommunale est présentée
comme prioritaire, tant la dotation
bourgs-centres que la répartition de la DDR
marquent un infléchissement de cette
volonté. " |
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