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Sommaire du PLM 143
| Finances locales :
les disparités départementales
sur la sellette |
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A partir de 1988, notamment suite à la loi d’amélioration de la
décentralisation, les collectivités montagnardes bénéficient, sous
conditions, d’une amélioration ciblée de plusieurs volets de la DGF, en particulier sur le plan touristique. Les départements
voient ce bonus s’étendre à la dotation globale d’équipement (DGE).
Après une première année
de mise en application, en
1986, la réforme de la dotation
globale de fonctionnement, au départ programmée sur cinq
ans, marque un temps d’arrêt en
1987. Sa remise en route a lieu
en 1988 avec une répartition,
selon la nouvelle législation, de
50 % des crédits. Ainsi, de nombreuses
communes, ayant
actualisé le classement de leur
voirie, voient leur dotation augmenter
proportionnellement.
Toujours dans le cadre de la
réforme de la DGF par la loi de
1988, dite d’amélioration de la
décentralisation, le principe
d’une dotation touristique supplémentaire
est concrétisé en
faveur des communes n’ayant
pas forcément une grande capacité
d’hébergement mais pouvant
se prévaloir d’une forte fréquentation
journalière générant
des surcoûts spécifiques. Cette
situation les rendait jusqu’alors
inéligibles ou faiblement éligibles à la dotation touristique de
droit commun.
Parallèlement, la réforme a permis
un redéploiement de ce
fonds vers les petites ou moyennes
stations touristiques.
Une enveloppe spécifique pour les
départements les plus défavorisés
Mise au point en 1985, la dotation
de fonctionnement minimale
des départements (DFM)
monte en puissance. 24 départements
dont 15 de montagne
sont concernés contre 12 auparavant
et le critère " voirie " est
mieux pris en compte.
La DFM se définit à partir de
plusieurs critères: le nombre
d’élèves scolarisés, la longueur
de voirie (doublée pour les
communes de montagne), le
potentiel fiscal par habitant et le
potentiel fiscal superficiaire. Ce
dernier point constitue une
innovation majeure. Basé sur le
potentiel fiscal rapporté à l’espace
à gérer, il permet en effet de prendre en compte le surcoût
lié aux charges de structure et
d’infrastructure, sur des territoires
pénalisés par ailleurs par une
faible densité de population.
Autre nouveauté : dans le
même temps, ces départements
bénéficiaires de la DFM perçoivent
une DGE dont la première
part est majorée de 5%, avec
une garantie d’évolution. Sur
les 25 départements faisant
l’objet de mesures renforcées
au niveau de la DGE départementale,
15 se situent tout ou
partie en zone de montagne.
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| L’avenir du potentiel
fiscal superficiaire |
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Dans le cadre de la réforme de la DGF et
notamment du travail de recherche effectué
sur les critères d’attribution les plus pertinents,
envisagée pour 2005, le potentiel fiscal
superficiaire reste le seul critère susceptible
d’aider les collectivités territoriales
pénalisées par les charges d’entretien liées à des espaces immenses souvent vides
d’hommes.
1988 : Des actions qui portent leurs fruits
L’ANEM s’étoffe : le nombre d’adhésions a
doublé en deux ans. Parallèlement, la loi
Montagne est mise en œuvre via ses textes
d’application et la péréquation des ressources
en faveur des collectivités les plus
démunies devient une réalité. |
| Quel concours
de L’Etat ? |
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En 1988, trois régions disposent à elles
seules de près de 50 % de l’ensemble des
ressources fiscales, alors qu’elles ne représentent
que 35 % de la population. Des poids lourds, face auxquels les dixneuf
autres régions se contentent des 50 % restants. Sur ces dix-neuf, treize
régions égalent tout juste l’Ile-de-France, mais représentent 51 % de la superficie
du territoire national. Un déséquilibre qui se retrouve au niveau des ressources.
Malgré tout, le système de dotations globales, en place jusqu’alors,
ne fait qu’accentuer ces disparités.
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| Intercommunalité
et ruralité |
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Dès la fin de la décennie 80, l’idée
d’une coopération intercommunale, susceptible
de favoriser l’émergence de projets de développement, fait son chemin.
Comment relever les défis économiques
en milieu rural et refuser la
fatalité ? Alors que le développement économique est donné comme l’apanage
du monde urbain, l’espace rural,
menacé par une désertification galopante,
tente de trouver un nouveau
souffle dans une meilleure organisation
de la solidarité locale.
Le groupe Pour un monde rural vivant,
qui regroupe plusieurs associations,
dont l’ANEM, pose les bases d’une communauté
rurale. Face à la concurrence
exacerbée des centres urbains, au handicap
structurel des territoires ruraux,
Pour un monde rural vivant propose
d’associer les acteurs locaux à l’échelle d’un district, périmètre adapté à la
réalité du terrain, avec une double mission
: promouvoir le développement économique et aménager le cadre de
vie. Conditions sine qua non : une reconnaissance
de l’Etat, allant de pair avec
un renforcement des moyens financiers. La structure intercommunale
des territoires en marche
Cette solidarité vis-à-vis du monde rural,
autant que la concrétisation, localement,
de dynamiques de coopération, semblent,
un temps, ne pas prendre corps.
Mais le débat a le mérite d’être lancé.
A partir du concept de communauté
rurale, il change très vite d’ampleur. Et la notion de coopération intercommunale
investit un nouveau champ : celui de la
communauté de communes, présentée
comme la forme la plus achevée et intégrée
de la coopération intercommunale.
En filigrane se dessinent déjà les principes
de la loi d’orientation relative à l’administration
territoriale de la République
de février 1992 et de la future dotation
de développement rural (DDR).
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