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Sommaire du PLM 143
| Les finances locales s’ouvrent à l’autonomie
de gestion |
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Sur fond de décentralisation balbutiante, les finances locales, et plus particulièrement
la prise en compte des charges réelles supportées par les collectivités de montagne, constituent très vite une préoccupation majeure.
Aux premières heures de la
décentralisation, les dotations
globales " revisitées » viennent
compenser les transferts de
compétences. Dans ce nouveau contexte, les finances locales
apparaissent comme la pierre
angulaire de l’autonomie de
gestion. D’où l’importance des
critères pris en compte dans le
calcul des différentes dotations.
Réforme de la DGF et de la DGE :
le combat des élus de montagne
Le projet de réforme vise à simplifier
l’attribution de la dotation
globale de fonctionnement
(DGF) qui gagnerait en transparence
tout en accroissant son
effet péréquateur. Trois nouveaux
critères sont introduits.
D’une part, le nombre d’habitants
pondéré en fonction de la
tranche de population. Il s’agit
de passer d’une dotation calculée
de manière forfaitaire à une
prise en compte des charges de
fonctionnement par habitant
supposée croissante avec l’importance
de la strate de la collectivité.
D’autre part, les ressources
sont appréciées à partir
de l’effort fiscal consenti par la
commune ainsi qu’à travers le
revenu imposable de ses habitants.
Enfin, les charges sont
évaluées selon plusieurs indicateurs
: les enfants de 3 à 16 ans
(scolarisés), les logements
sociaux, la voirie.
Ces évolutions ont un impact
modéré à deux niveaux. Les
surcoûts propres aux communes
de montagne ne sont, en
aucun cas, intégrés. De plus,
comparativement aux autres,
les communes de moins de
2 000 habitants subissent une
progression plus modérée de
leurs dotations.
Un juste rééquilibrage
Pour renforcer la part attribuée
aux petites communes, la part
de la dotation voirie au sein de
la part péréquation qui, dans le
projet gouvernemental, ne
représentait que 10 %, est finalement
relevée à 15 %. Par
ailleurs, il est acquis que la longueur
sera dorénavant systématiquement
doublée pour le calcul
des attributions afférentes,
en zone de montagne.
Montée en puissance du système
oblige, en 1986, encore 80 % de la DGF sont calculés
sur les anciens critères. Mais l’effet
d’annonce va placer l’année
1990, avec la pleine entrée en
vigueur des nouveaux critères,
au centre du dispositif rénové.
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Faire comprendre et admettre la nécessité
d’une solidarité accrue en faveur des communes
ayant peu de ressources propres et
une faible population, notamment celles
devant supporter, de par leur situation géographique,
des charges territoriales disproportionnées.
L’impact de
la DOTATION
VOIRIE
Le critère voirie utilisé dans le calcul de la
DGF et de la DGE a eu un effet multiplicateur
de 8,66 en montagne, contre 4,66 sur
le plan national.
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| La consolidation
réglementaire |
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1987 : la loi Montagne
devient efficiente avec
ses décrets d’application et le milieu montagnard, avec une spécificité
enfin reconnue, s’affirme comme force de proposition.
Les textes d’application de la
loi Montagne paraissent courant
1987. En juin, sont publiés les
décrets concernant la taxe sur
les remontées mécaniques et le
remboursement des frais de
secours. Exception faite des textes
d’application concernant la
pluriactivité, la plupart paraissant
au second semestre.
Au calendrier de cette fin d’année
: les remontées mécaniques,
la rétrocession des réserves en
eau, les concessions de pâturage
dans les forêts, l’appellation
montagne et l’indication de provenance
montagne.
Vingt ans après
Successivement complété, élargi,
adapté ou transposé, le contenu
de la loi Montagne, raison d’être
de l’ANEM, a évolué jusqu’à devenir partiellement illisible du
fait des modifications intervenues
autour de son territoire
d’application. Pourtant, sur les
cent-deux articles initiaux, pas
moins d’une trentaine, portant
sur les grands principes, les
outils et les mesures spécifiques
à la montagne, restent inchangés.
C’est par exemple le cas des
articles 1 à 4, relatifs à la définition
de la politique montagne,
de la zone de montage, ou
encore des articles 8 et 9 sur la
reconnaissance d’une spécificité montagnarde.
Seul un nouvel article a été introduit
: le 9 bis, instituant la notion
de politique interrégionale de
massif. Par ailleurs, un grand
nombre d’articles ont été codifiés,
avec ou sans modification
(voir encadré). Cette capacité de
transposition, pour une application à d’autres territoires que la
montagne, témoige, avec le
recul du temps et sans ambiguïté,
de la pertinence de l’action
entreprise. |
| 80 % des dispositions codifiées |
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Citons, parmi les articles codifiés avec modification :
● CGCT - article 77 / article L2213-4 (pouvoirs du maire en matière de police de voirie) ;
● Code de l’environnement - article 78 / article L 563-2 (prise en compte des risques
spécifiques à la montagne) ;
● Code du travail – article 63-I / article L 122-3-15 (possibilité d’une clause de reconduction
des contrats saisonniers).
Les articles codifiés sans changement concernent notamment les dispositions agricoles.
On les retrouve dans le code de l’environnement, le code forestier, le CGCT, le code
rural, le code du travail.
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