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Sommaire du PLM 143
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Un nouveau dessein
pour la montagne |
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Après une forte mobilisation sur le sujet, tant des
parlementaires que des élus de terrain, la rénovation
de la loi Montagne fait simultanément l’objet, la même année, d’une proposition
et d’un projet de loi.
Dans la foulée de la mission
sénatoriale d’information sur la
montagne de 2002 démarre, sur
le même thème, une mission
parlementaire à l’Assemblée
nationale. Parallèlement, le
groupe de travail du Conseil
national de la montagne (CNM)
sur la politique de la montagne
se met au travail.
Comme promis par le Premier
ministre lors du XVIIIe congrès
(voir ci-dessous), le Conseil national
de la montagne a été réuni à
Matignon, dans sa composition
nouvelle, le 13 novembre 2002.
La commission permanente estrenouvelée, le principe de
divers groupes de travail thématiques
actifs est renforcé.
Cette réinstallation du CNM, fin
2002, contribue à enrichir les travaux
du gouvernement sur la
montagne. Concrètement, le rapport
de la mission sénatoriale de
2002, les travaux du CNM, et
ceux de la mission d’études de
l’Assemblée nationale, entre janvier
et avril 2003, participent à la
réflexion d’ensemble sur la rénovation
de la loi Montagne. Il est
clair que la nécessité de faire évoluer ce texte, partiellement inadapté
à la réalité d’aujourd’hui,
bien qu’emblématique, bénéficie
d’un consensus national.
Au final, les parlementaires membres
de l’ANEM déposent en termes
identiques une proposition
de loi en juillet 2003. Cette " proposition
de loi de modernisation
et de renouvellement de la politique
de la montagne et de revitalisation
rurale " inclut notamment
vingt articles sur les ZRR. Mais
elle n’est pas inscrite au calendrier
parlementaire. Pour sa part,
le gouvernement dépose un projet
de loi en septembre 2003.
Un texte enrichi
par l’action des élus
Ce projet de loi, présenté par
Hervé Gaymard, ministre de l’Agriculture,
de l’Alimentation, de
la Pêche et des Affaires rurales,
relatif au développement des territoires
ruraux (DTR), a été adopté
par l’Assemblée en première lecture
le 30 janvier 2004. Initialement
composé de 76 articles, le
texte s’est enrichi d’une centaine
d’autres. Un volet de huit articles
concerne la montagne. Il est
passé en première lecture au
Sénat en mai 2004, assorti de
modifications substantielles.
Pour l’heure, dans l’attente des
secondes lectures, tout est
encore possible. Quoi qu’il en
soit, l’avenir des territoires de
montagne n’avait pas suscité
autant d’intérêt, officiellement,
depuis longtemps. |
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L’ANEM à la veille
de ses 20 ANS |
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Aujourd’hui, l’ANEM compte 5 854 adhérents, élus, collectivités et parlementaires du milieu
montagnard confondus. Partenaire de la plupart
des mouvements qui, en France, en
Europe ou dans le monde, militent en faveur
d’un développement autonome des territoires
montagnards, l’association est reconnue, écoutée, dans les plus hautes instances.
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La mission sénatoriale
sur la montagne :
une radioscopie de
la montagne française |
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Relayée par les sénateurs, l’idée
de l’ANEM de renouveler le
cadre législatif de la politique
de la montagne donne lieu à
une mission d’étude sénatoriale,
qui se constitue en février.
Un véritable travail de terrain
(pas moins de 400 personnes
sont consultées) permet de mettre
en évidence les multiples
situations spécifiques générées
par la problématique montagnarde,
non résolues par la loi
Montagne.
Les difficultés récurrentes
de l’urbanisme
Il apparaît clairement que les
effets de la loi se sont émoussés
au fil des ans. Notamment, les
contraintes imposées en
matière d’urbanisme n’ont
jamais pu être surmontées, malgré
des aménagements successifs
(loi du 9 février 1994 par exemple - voir page 10). Il
convient désormais de dépasser
les obstacles illogiques à la
construction et d’adapter la
procédure UTN aux évolutions
du développement touristique.
En outre, de nombreuses évolutions
se retrouvent en décalage,
si ce n’est en porte-à-faux, avec
l’héritage même de la loi Montagne.
C’est par exemple le cas
de l’émergence de la notion de
développement durable, ou
encore de la dimension communautaire
d’un nombre croissant
de dossiers.
Protection, développement,
aménagement
Aussi, le rapport de cette mission
sénatoriale d’information
sur la montagne, présenté lors
d’une séance officielle en octobre
2002, couvre des domaines
aussi divers que l’agriculture, le
tourisme, le soutien au développement
local, la protection
de la nature et la valorisation du
patrimoine naturel. Quatrevingt-
dix-huit propositions se
font l’écho des attentes des élus
et des acteurs de terrain en
zones de montagne.
Dans un esprit général, qui
appelle une gestion plus décentralisée
et plus concertée, voire
contractualisée, les bases de la
modernisation de la loi Montagne
y sont notifiées autour de
trois grands axes : la protection,
le développement et l’aménagement.
En filigrane, se dessinent
déjà les thèmes de l’action
des deux années à venir, 2003
et 2004.
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