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Sommaire du PLM 143
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L’immobilier de loisir à l’heure
de la réhabilitation |
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Une nouvelle phase du développement des
sites touristiques, basée sur la qualité plus que
sur le développement quantitatif, voit le jour, grâce à deux dispositifs initiés par les élus de montagne : l’opération
de rénovation de l’immobilier de loisir (ORIL) d’une part, le village résidentiel de tourisme (VRT) d’autre part.
C’est à Chambéry, lors du
colloque organisé le 18 octobre
1996 par les associations d’élus
concernées, qu’émerge la problématique
de rénovation de
l’immobilier touristique à
l’échelon national. Cette rencontre
provoque un déclic. Toutes
origines géographiques et
professionnelles confondues,
les interlocuteurs concernés
prennent conscience de l’enjeu
et de sa dimension nationale.
Mais de l’idée à la concrétisation,
il y a un pas. Même si, dans
les stations, les expérimentations
locales progressent en
nombre, sans cadre organisateur,
globalement, peu de dossiers
voient le jour. La rénovation
de l’immobilier de loisir ne
parvient pas à s’enraciner dans
l’espace touristique national.
2001 : le véritable tournant
La raison pour laquelle, à la
rentrée 1998, les associations
nationales se mobilisent, est de
provoquer une évolution rapide
et adaptée du cadre législatif et
réglementaire. Pourtant, ce
n’est réellement qu’en 2001
que la situation se débloque,
avec la parution du décret d’application
et de l’arrêté relatifs au
dispositif VRT. Parallèlement, le
gouvernement confirme que les
dispositions de l’article L318.5
du code de l’urbanisme sont
suffisamment explicites pour
que la mise en place des ORIL
se passe de décret.
Ces deux outils ont été conçus
par l’ANEM, avec le concours
des départements engagés dans
une politique de réhabilitation
et des autres associations
regroupant des communes touristiques.
Le premier, l’ORIL, est
une opération d’urbanisme susceptible
de déboucher sur un
vrai projet de rénovation de site
et conduit à l’initiative des collectivités.
Un guide pour accompagner
la réhabilitation
Le second, le VRT, permet de
regrouper les appartements
rénovés pour assurer une commercialisation
selon des règles
de qualité et de durée comparables à celles des résidences de
tourisme.
Ainsi démarre un vaste programme
de rénovation de l’immobilier
de loisir à l’échelon
national. Pour aider les élus
dans leurs démarches, un guide
national méthodologique est édité. En effet, fortes de ces deux
nouveaux dispositifs, et alors
que le secteur est totalement
exposé à la concurrence européenne,
les collectivités locales
deviennent des acteurs stratégiques
majeurs dans la recompositiondu paysage de l’accueil
touristique, dont l’hébergement
constitue le vecteur majeur. |
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L’Année internationale
des montagnes |
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Profitant d’une opportunité phare, l’Année internationale
des montagnes décrétée par l’ONU, l’ANEM prend l’initiative de plusieurs opérations d’envergure, toujours ciblées sur une meilleure reconnaissance et un développement équitable
des territoires de montagne.
Gap : rencontres
nationales
de la montagne
et XVIIIe congrès
Seize ans après la loi montagne,
le contexte politique,
social, économique et international
a profondément changé,
justifiant une véritable remise à jour législative. De cette réflexion
naît, entre autres, l’idée
d’organiser des rencontres nationales
de la montagne et d’associer
au débat, non seulement
les élus, mais surtout la société civile dans son ensemble.
A travers cette manifestation,
organisée la veille du XVIIIe
congrès, l’ANEM entend faire
remonter la vision que la société civile a de la montagne,
et enrichir, à partir de ces attentes,
les discussions à venir et les
actions politiques favorables à
la montagne et à ses habitants.
En ligne de mire : l’élaboration
d’un projet qui ferait de la montagne
un territoire équilibré
dans ses activités, gestionnaire
avisé de ses ressources naturelles
et de son espace, maître de
son développement.
" Je suis aux côtés
des élus qui se battent pour
les territoires de France "
Le lendemain, le 25 octobre
2002, l’ANEM accueille le Premier
ministre, Jean-Pierre Raffarin, à la tribune de son congrès, sur la politique de la montagne
et la décentralisation. Une
visite historique qui cautionne,
au plus haut niveau, le travail entrepris par l’ANEM depuis sa
création, ainsi que la capacité
des élus montagnards à définir
leur autodéveloppement.
" Je crois vraiment qu’il nous faut
essayer d’obtenir pour les horizons
2006-2008 que la montagne soit une cause européenne,
un facteur de rapprochement
entre les peuples, un des éléments
structurants dans lesquels
la France existe, mais où elle se
dépasse ", déclare le Premier
ministre. Par ailleurs, il affirme sa
volonté d’une collaboration étroite avec la montagne, à travers
le Conseil national de la
montagne (voir ci-dessous).
La place qu’occupe désormais
la montagne à l’échelon national
prouve qu’elle a bel et bien
gagné ses lettres de noblesse.
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● Quel avenir pour les stations ? Dans le cadre du Salon d’aménagement de
la montagne (SAM) de Grenoble, l’ANEM organise, conjointement avec
l’AMSFSHE, un colloque sur l’évolution des stations de montagne, jusqu’ici étroitement
spécialisées dans la fonction touristique, voire d’exploitation de la
neige. Ces journées préparent le terrain pour les rencontres nationales de la
montagne, organisées quelques mois plus tard, à Gap, à la veille du XVIIIe
congrès (voir ci-dessus).
● La rencontre intermassifs Alpes-Andes sur la gestion de l’eau. Toujours dans
le cadre du SAM, l’ANEM coorganise avec la ville de Grenoble, l’APMM, la ville de
Gap et la Communauté des villes alpines, un colloque international sur la gestion
de la ressource en eau. Autour du thème de la gestion de la ressource en eau dans
les grandes villes de montagne, et à l’appui des expériences des techniciens en la
matière, cinq villes andines sont invitées à venir débattre, aux côtés des villes alpines,
du partage équitable et de la gestion concertée de la ressource en eau.
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