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Sommaire du PLM 143
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Une nouvelle lecture
du territoire |
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Année dense,1999 se caractérise
par la recomposition des territoires
et le renouveau de la contractualisation territoriale.
Deux textes majeurs, la loi
Voynet d’orientation pour l’aménagement
et le développement
durable du territoire, du 25 juin
1999, et la loi Chevènement,
relative au renforcement et à la
simplification intercommunale,
du 12 juillet 1999, sont promulgués
à la veille du lancement
des nouveaux contrats de plan
Etat-Régions 2000-2006.
Le premier renforce plusieurs
dispositions de la loi d’orientation
pour l’aménagement et le
développement du territoire de
1995 : services publics, schéma
interrégional de massif, convention
interrégionale de massif,
ZRR, pays.
Si, sur le fond, les ambitions
s’avèrent similaires, le territoire
est appréhendé par ses fonctionnalités,
dans un souci affirmé de
décentralisation et de lien avec
un projet.
Une incitation financière à l’intercommunalité
Le second favorise la dynamique
de l’organisation intercommunale.
Au-delà de nombreux
assouplissements, seules
trois catégories de groupements à fiscalité propre subsistent
(communauté urbaine, communauté
d’agglomération, communauté
de communes). En
effet, il encourage clairement
l’évolution vers la taxe professionnelle
unique (TPU). La
majorité nécessaire pour opter
pour la TPU est abaissée à la
moitié des membres du conseil
de la communauté et une DGF
bonifiée est allouée, sous certaines
conditions, aux groupements s’engageant dans ce
régime fiscal.
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Loi Voynet :
le commentaire de L’ANEM |
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" D’une façon générale, a été maintenue une
approche de l’aménagement du territoire
strictement tournée vers le soutien aux projets
des territoires, tournant le dos à toute
ambition de correction des inégalités spatiales
pourtant bien réelles ". ( PLMn°85)
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Le "CIADT»
officialise les "CIM» |
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A l’occasion du comité interministériel d’aménagement
et de développement du territoire
(CIADT), la montagne prend une nouvelle
place dans les contrats de plan Etat-Région.
L’Etat réserve un véritable budget aux
conventions interrégionales de massif (CIM).
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Un tournant phare pour la montagne |
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A l’aube du XXIe siècle, l’année
2000 s’est révélée riche, dans
de multiples domaines, pour les territoires montagnards.
La loi relative à la solidarité
et au renouvellement urbain
SRU) du 13 décembre 2000
remodèle tant le paysage que la
philosophie du droit de l’urbanisme.
La nouvelle hiérarchie
des documents d’urbanisme
Les documents sont rebaptisés
et les procédures de mise enœuvre sont simplifiées. Les
schémas de cohérence territoriale
(SCOT) succèdent aux
schémas directeurs. Par ailleurs, les communes ont maintenant
le choix entre le plan local d’urbanisme
(PLU) et la carte communale.
Les plans locaux d’urbanisme
remplacent les plans d’occupation
des sols (POS). Quant aux
cartes communales, tout en gardant
leur appellation, elles
deviennent de véritables documents
d’urbanisme. Leur élaboration
est désormais soumise à
enquête publique.
Enfin, la loi ouvre la démarche
d’urbanisme des collectivités à toutes les problématiques touchant
leur territoire : déplacements,
habitat social, régimes
particuliers de protection. Elle
permet de régler les situations
d’impasse auxquelles avait
conduit la jurisprudence.
Autant de points qui font de ce
texte décentralisateur un rendez-
vous important pour les élus de montagne.
Le séminaire " fonds structurels " de Bruxelles
Dans un tout autre domaine, l’année
2000 correspond également à l’entrée en vigueur des nouveaux
règlements de la politique
européenne des fonds structurels.
Pour que les élus de montagne en
tirent le meilleur parti, l’ANEM
organise un séminaire mode
d’emploi. L’événement a lieu en
avril 2000, au Comité économique
et social européen.
Les élus montagnards deviennent
des interlocuteurs dignes d’intérêt. La reconnaissance
explicite de la montagne, aujourd’hui,
dans le projet constitutionnel,
en démontre la preuve indiscutable.
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Les cinq dispositions
de la loi SRU qui intéressent
la montagne |
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● La possibilité de créer, sous conditions, des zones d’urbanisation future de taille et
de capacité d’accueil limitées.
● L’adaptation de l’urbanisation en continuité (restauration ou changement d’affectation
de bâtiments existants).
● La possibilité d’effectuer des aménagements pour la promenade et la randonnée sur
les rivages lacustres.
● L’adaptation des règles de distance en matière d’installations classées, permettant
la construction de logements à moins de 100 m de bâtiments agricoles.
● La possibilité légale, pour les collectivités, de participer financièrement aux opérations
de réhabilitation de l’immobilier de loisirs. |
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On ne peut plus dynamique en cette année
2000, l’ANEM organise également, conjointement
avec la ville de Chambéry, une rencontre
internationale des populations de montagne.
Elus, forces socio-économiques et
représentants des populations montagnardes
se retrouvent. Une première. Jusqu’alors, les
montagnards n’ont jamais débattu eux mêmes
de leurs problèmes à l’échelle internationale.
Le forum se conclut par une
annonce d’ouverture sur l’avenir : la création
de l’APMM, Association des populations des
montagnes du monde.
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