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Sommaire du PLM 143
| La reconnaissance de l’école
rurale |
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L’école rurale est un sujet sur lequel l’ANEM s’est toujours
fortement investie, avec pour thématique
défense des services publics de proximité. Dans cette optique, elle soutient
l’action de l’association Ecole et Territoire.
En 1997, l’école s’affiche
comme l’épine dorsale du
renouveau des territoires défavorisés.
Sur les pas de la
FNDPER, Fédération nationale
pour le développement et la
promotion de l’école rurale (voir
1992), se crée une nouvelle
association, Ecole et Territoire.
A la différence de son aînée,
essentiellement tournée vers les
aspects éducatifs, Ecole et Territoire
se bat pour le maintien de
l’école dans les zones rurales et
de montagne, en tant
qu’outil d’aménagement
du territoire.
Quelques mois plus
tard, le 17 décembre
1998, sort la circulaire
Royal sur l’organisation
du système scolaire
en milieu rural
isolé. Le texte reprend
en grande partie les
propositions formulées
par Ecole et Territoire, soutenue par l’ANEM. Pour la
première fois, l’Etat reconnaît la
spécificité et la qualité de la
pédagogie en classe unique.
Ecole et Territoire,
avocate de l’école rurale
Aujourd’hui, Ecole et Territoire
poursuit son action avec le plus
grand succès, notamment
devant les tribunaux administratifs.
Reconnue par l’Education
nationale comme un interlocuteur
de qualité, Ecole et
Territoire gagne sur des erreurs
manifestes d’appréciation, sur
des vices de forme, sur le fait
que l’étude d’impact, obligatoire,
est souvent bâclée. En
bataillant de la sorte, l’association
parvient à sauver des classes,
des écoles, voire même à
obtenir des réouvertures. L’information
circule, les dossiers
se multiplient.
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Ecole et Territoire regroupe des parents
d’élèves, des élus et des enseignants.
Elle agit pour :
● obtenir de l’Education nationale les
emplois, les moyens matériels écessaires
et l’adaptation des règles, pour offrir à tous
les enfants sur le territoire national une école maternelle, une école primaire et des
collèges basés sur le maintien, voire l’extension,
du réseau actuel ;
● promouvoir la réalité des petites écoles
et montrer qu’y être scolarisé n’est pas forcément
un handicap pour le futur ;
● faciliter la coopération entre les écoles
et les collèges ;
● faciliter les échanges entre parents
d’élèves, élus et enseignants, en vue d’actions
communes ;
● renforcer le rôle moteur de ces petites
structures dans le maintien et le développement
d’un milieu rural vivant et dans
l’évolution du système éducatif.
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Natura 2000 : entre protection de la nature
et respect de l’homme |
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Selon le principe de décentralisation et d’autonomie, l’ANEM défend depuis de nombreuses années la libre gestion du territoire par les collectivités.
L’histoire a commencé par
une directive européenne : la
directive européenne Habitat
de mai 1992, qui se propose de
protéger les espèces et les
milieux naturels d’intérêt communautaire.
Officiellement
organisée en trois étapes, une
fois transposée en droit français, sa mise en œuvre a démarré par
un inventaire, sur l’ensemble du
territoire, des espèces et des
milieux concernés.
Le cadre formel
Celui-ci a permis d’établir une
liste de sites transmise à la
Commission européenne. Après
examen et harmonisation avec
les propositions des autres
Etats membres, Bruxelles aurait
d’ores et déjà dû confirmer
cette liste.
In fine, les sites répertoriés seront
regroupés dans un réseau intitulé " Natura 2000 " et bénéficieront
de mesures de gestion
spécifiques. En principe compatible
avec les activités humaines,
ce nouveau régime de protection
devrait principalement
consister à interdire celles qui
auraient un impact négatif significatif
sur la préservation des
espèces, tandis que les bonnes
pratiques seront encouragées au
travers de contrats spéciaux
souscrits avec l’Etat et dotés
financièrement. Au-delà du principe,
la réalité n’est guère
brillante et se caractérise par une
absence totale de pédagogie vis-à-vis des élus concernés.
Participer et non subir
la protection de l’environnement
Rien d’étonnant dès lors, à ce
que la démarche ait provoqué
une levée de boucliers de leur
part. L’inventaire, qui aura duré
quatre ans, et non deux comme
l’avait prévu Bruxelles, a été
réalisé avec un manque flagrant
de transparence et une volonté
d’imposer plus que de débattre.
Ainsi les élus n’ont pas apprécié
de se voir dicter, à leur insu, une
prescription de préservation
agrémentée de non-dits quant à
la prise en compte des intérêts
socio-économiques des territoires
concernés. Au nom de ses
adhérents, l’ANEM est montée au créneau et a défendu un
droit au partenariat actif (voir
encadré).
Enfin, considérant que la mise
en œuvre de la directive
ne respecte pas l’autonomie
de gestion des collectivités,
l’ANEM a entrepris une vaste
campagne d’information sur le
sujet et a attaqué la directive au
Conseil d’Etat. Celui-ci s’est
déclaré incompétent. |
| Des avancées grâce à l'ANEM |
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L’action de l’ANEM a permis quelques mises
au point. L’association a obtenu :
● le droit, inscrit dans la loi à l’occasion de la
transposition législative de la directive Habitats,
pour les collectivités locales, de refuser
par une délibération motivée de participer au
réseau Natura 2000, le préfet ne pouvant
l’imposer qu’en motivant à son tour sa décision
;
● la pratique en principe systématique d’une
gestion des sites par voie conventionnelle
travers les contrats Natura 2000.
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