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Au fil des ans, la montagne, qui représente 30 % du
territoire européen, est devenue un espace d’intérêt
européen. Et en 1996, lors du XIIe congrès, l’Europe est sur le devant de la scène.
Dès les premières années de
l’ANEM, les élus montagnards
français perçoivent l’importance
de la dimension européenne. Ils
participent, avec leurs homologues
italiens et espagnols, à la
création de l’AEM (Association
européenne des élus de montagne).
Néanmoins, la prise deconscience manque encore de
maturité.
" L’événement convention alpine " les oblige, en 1989, à réagir
et à relancer sérieusement la
dynamique européenne. Le
texte, signé par les différents
ministres de l’Environnement
intéressés, arrive en effet sous les
feux de la rampe sans la moindre
consultation préalable des élus
montagnards.
Contre-feux
De plus, l’appellation " Convention
pour la protection des Alpes "
introduit une vision trop ciblée du
territoire, excluant de fait toute
dimension économique.Cinq ans plus tard, en septembre
1994, à l’occasion de la Conférence
européenne des régions
de montagne organisée à Chamonix,
le Conseil de l’Europe
présente, au nom des élus, une
charte européenne des régions
de montagne.
L’idée est simple. Il s’agit de proposer
aux Etats signataires le
mode d’emploi d’une politique
structurée de la montagne, centrée
tout à la fois sur des objectifs
de protection et de développement économique. Forte de
l’expérience française, cette
charte entend poser les jalons
d’une harmonisation des différentes
politiques nationales.
L’enjeu des fonds structurels.
L’action a préparé le terrain
pour l’avenir. En 1996, alors
que démarre en France la préparation
des contrats de plan et
leur articulation avec la politique
régionale européenne,
l’ANEM propose un mémorandum
pour une politique européenne
de la montagne.
Ce travail de fond, finalisé en
1998, entendait amener l’autorité
européenne à reconnaître les
spécificités de la montagne, afin
de concentrer sur les territoires
montagnards la manne des
fonds structurels sur la période
de programmation 2000-2006
Bruxelles, sans pour autant
remettre en cause les particularités
montagnardes, n’a pas jugé
opportun de préférer, dans ses
modalités d’attribution, les problématiques
territoriales aux
seuls critères socio-économiques.
Quant à la convention
européenne des régions de montagne, le projet est prêt,
mais à ce jour, il n’a toujours pas été adopté par le comité ministériel
du Conseil de l’Europe. A
l’évidence, l’Europe montagnarde
n’en est encore qu’à ses
prémices.
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