 |
A l’initiative de François
Brottes, ce forum
rassemblant une vingtaine
de jeunes âgés de
12 à 40 ans se tiendra
dans la matinée du
14 octobre, parallèlement à la réunion sur les
politiques régionales
de la montagne.
Au-delà de leurs profils
personnels (orientation
scolaire et universitaire,
expérience
professionnelle…),
ils partagent la même
volonté : un projet de vie
en montagne, au moins
dans une perspective à moyen terme.
Cela suppose que ces élèves, étudiants,
agriculteurs, artisans,
animateurs sportifs et
touristiques, agents de
développement, parfois
même élus locaux, aient
réfléchi aux aspects
positifs et négatifs d’un tel
choix et envisagé des
solutions pour remédier
aux aspects les plus
contraignants :
enclavement, faiblesse
de l’animation, isolement
et éloignement des
services au public, aléas
climatiques, difficultés
pour le maintien et
le développement
d’activités économiques.
Représentant les six
massifs (Alpes, Pyrénées,
Vosges, Jura, Massif
central, Corse),
ils ont été détectés par
nos correspondants
départementaux,
membres de notre comité directeur.
Pour participer, ils ont dû
préparer des contributions écrites structurées,
susceptibles de
déboucher sur des
propositions "politiques»,
pouvant avoir une
traduction réglementaire
ou législative.
C’est ce travail
d’interprétation et de
transcription politique
qui sera effectué durant
le congrès et qui sera
restitué en séance
plénière du congrès,
le vendredi 15 octobre.
Au menu des réflexions à mener figurent :
la pression foncière,
en particulier sur les
territoires frontaliers, qui
pèse sur la vie
quotidienne et, parfois,
sur la reprise
d’exploitation agricole,
les difficultés de
coexistence entre
activités de loisir
bruyantes et/ou polluantes
et protection des
territoires concernés, la
concurrence en matière
d’occupation foncière
entre des activités
agricoles, touristiques ou
urbanistiques, en
particulier sur les zones
de moyenne montagne
situées à proximité
des centres urbains, la
maîtrise de la donnée
climatique neige et
verglas en dehors du
contexte "or blanc ",
la vocation d’accueil
sanitaire de la montagne,
l’enclavement et
l’isolement…
Ces contributions
destinées à enrichir
l’action quotidienne des élus de montagne,
sensiblement dans la
même veine que les
réflexions issues des
Rencontres nationales de
la montagne tenues à
Gap, en 2002, n’ont pas
vocation à rester figées.
Elles devraient alimenter
un réseau intermassif,
dont la vocation est de
s’investir dans une
démarche modernisée de
l’emblématique " autodéveloppement
montagnard ".
|