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Dossier "Environnement"
Sommaire du PLM 142
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Protocole d’enlèvement du loup |
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Une valse hésitation qui
ne satisfait personne
Le Conseil d’Etat a confirmé, le 20 août, l’arrêté interministériel
du 12 août qui autorise d’ici la fin de l’année
l’abattage de quatre loups dans trois départements
sud-alpins.
A peine publié le protocole
d’enlèvement annoncé dans le
dernier numéro de PLM, les
préfets des Alpes-Maritimes,
des Alpes-de-Haute-Provence
et des Hautes-Alpes ont publié
des arrêtés autorisant le retrait
de loups perturbateurs. Suspendues
en référé par le juge
administratif à la suite des
recours en annulation intentés
par des associations de protection
de la nature, ces décisions
préfectorales ont été rétablies
par l’arrêté interministériel du
12 août afin de ne pas différer
l’effet des battues.
Egalement attaqué devant le
Conseil d’Etat, celui-ci en a
confirmé, le 20 août, la validité,
épuisant en principe les voies
de recours sur le plan national.
Les associations de protection
de la nature (rejointes par la
SPA) affirment ne pas s’en tenir
là et envisagent d’élever le
contentieux au niveau communautaire. En l’état, le " prélèvement " de quatre loups doit êtreconsidéré comme entièrement
compatible avec la convention
de Berne, qui d’un côté, classe
le loup parmi les espèces protégées
mais, de l’autre, autorise la
régulation de leur population.
Moins de retraits
autorisés que possible
Au demeurant, les arguments
des associations de protection
de la nature selon lesquels de
tels retraits ne seraient pas possibles,
compte tenu de la fragilité
de la population des loups
en France, ne semble pas tenir
devant le diagnostic de l’Office
national de la chasse (ONC). En effet, celui-ci certifie une
population avérée de 39 individus
avec une progression
annuelle de 25 % (données
que personne ne conteste), ce
qui permettrait en principe un
prélèvement de sept loups
approuvé par les autorités
scientifiques, qui serait notablement
supérieur aux quatre
qui font tant parler d’eux…
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Entretien avec Daniel Spagnou |
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" Les associations
usent d’arguments
litigieux "
Député maire de Sisteron et rapporteur l’an dernier
de la mission parlementaire sur prédateurs et pastoralisme,
Daniel Spagnou réagit au contenu final
du protocole d’enlèvement adopté à la suite des
consultations engagées au sein du comité consultatif
loup que son rapport avait permis de relancer.
PLM : La confirmation du protocole par le ministre de l’Ecologie,
confortée par le Conseil d’Etat, vous satisfait-elle ?
Daniel Spagnou : Oui et non. Il est heureux que le gouvernement
ait rétabli les décisions préfectorales. C’est un message fort et
clair quant au principe d’engagement de l’Etat pour une gestion
maîtrisée de l’espèce. Par cette attitude, il se range à nos arguments
selon lesquels la " politique l’accompagnement du retour
du loup " est onéreuse et improductive. Il est par ailleurs
indispensable et légitime de protéger les éleveurs contre les nuisances
excessives qu’ils subissent de la part du loup.
Mais le retrait de quatre
loups pour l’ensemble de
l’arc alpin reste une
mesure bien timide par
rapport aux situations de
crise que l’on constate, et
on peut déplorer que le
protocole n’ait pas permis
de procéder aux sept
retraits que l’Office national
de la chasse (ONC)
considérait raisonnables,
sans que cela remette en
cause la viabilité de la population française de loups.
PLM : La normalisation des relations entre éleveurs et élus,
d’une part, et défenseurs de l’environnement, d’autre part, est-elle
envisageable ?
D. S. : Elle est en tout cas aussi souhaitable qu’indispensable. Le
protocole d’enlèvement a d’ailleurs été préparé en concertation
et les associations de protection de la nature qui ne s’étaient pas
opposées, à cette occasion, à l’idée de retraits dans le cadre
d’une gestion maîtrisée de l’espèce. Mais la mise en œuvre
du document semble avoir provoqué chez elles un revirement et
la qualité du dialogue a du même coup nettement reculé avec la
reprise d’arguments litigieux insistant sur la fragilité supposée
de la population actuelle de loups, en prenant l’opinion à
témoin.
Or, il est patent que le loup en France se porte bien : de deux observés
en 1992 ils sont passés à près de quarante aujourd’hui.
Encore ne s’agit-il que des animaux individuellement
identifiés par ADN et tous les scientifiques s’accordent à reconnaître
que la population visible est nettement inférieure à la
population réelle… d’où le chiffre de 55, tenu pour fortement
probable, que l’on réfute trop hâtivement
PLM : Quelle action les élus peuvent-ils engager pour améliorer
le protocole ?
D. S. : La position des élus de la montagne a toujours été explicite
et ne devrait pas varier : loup et pastoralisme sont incompatibles
et l’espèce doit être gérée afin de maintenir l’un et l’autre à
distance.
Pour cela, les possibilités de retrait ouvertes par le protocole sont
insuffisantes et notre action consistera en priorité a obtenir une
progression satisfaisante de ce numerus clausus. |
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UN CD-ROM CONSACRÉ AU BRGM |
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Le Bureau de recherches
géologiques et minières (BRGM) a
joint à son rapport annuel
d’activité pour l’année 2003 un
CD-Rom assez copieux illustrant
les activités de l’établissement.
Le sommaire comporte une carte
géologique de la France au
1/1000000, une cinquantaine
de photos didactiques, une
présentation interactive sur " Les Volcans de France ", ainsi
que divers dossiers techniques ou d’actualité tels que " Sols
argileux ", " Niveau des nappes ",
ou " Cavités souterraines et
risques d’effondrement "…
Un moyen facile, pédagogique et
concret (grâce à de nombreux
liens et références) de mieux
appréhender l’activité de cette
institution créée en 1959 et qui
peut se révéler un partenaire utile
des collectivités montagnardes.
Contact : BRGM (siège),
tél. 01 40 58 89 33.
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