 |
" La sécurité constitue un objectif prioritaire "
Conscients de l’enjeu touristique
des classes de découverte, lesélus de la montagne ont tiré la
sonnette d’alarme sur les difficultés
dues à leur diminution.
Cette inquiétude s’est traduite en
1999 par la commande d’un rapport du Conseil national du
tourisme et par plusieurs initiatives.
Parmi elles, la politique
volontariste de Guy Vaxelaire,
maire de La Bresse (Vosges) et
vice-président de l’ANEM.
PLM : Quelles sont les raisons de votre
attachement aux classes de découverte ?
Guy Vaxelaire : Les enjeux de ces classes
sont doubles. Le premier est avant tout éducatif, car elles favorisent l’éveil, la
découverte d’un milieu différent et la vie
en collectivité. Deuxième enjeu important
pour un élu local, elles induisent des
retombées économiques et touristiques.
Un enfant qui vient en classe de découverte,
ce sont peut-être des parents qui
viendront ensuite et c’est un touriste de
demain. Pour toutes ces raisons, un enfant
devrait bénéficier au moins dans sa vie
scolaire d’une telle classe.
PLM : Quels moyens aviez-vous pour les développer ou du moins les maintenir ?
G. V. : L’objectif premier a été la sécurisation.
Ainsi, une convention a été signée le
27 septembre 2000 entre l’office de tourisme
(établissement public local), le service
sports et loisirs de la commune et
l’inspecteur d’académie. Elle prévoit tout :
l’agrément des éducateurs et des intervenants,
le cadre d’intervention et l’accueil
des classes. Ainsi pour le ski de fond ou alpin, tout est pris en charge et organisé
par des professionnels (école de ski, hébergement). Les pistes de ski de fond,
plutôt conçues pour des sportifs, ont été
adaptées.
Nous avons également des classes vertes
avec des accompagnateurs environnementaux
permettant la découverte de tourbières, lacs, ou d’usines (saboterie,
confiserie). Enfin, la base ludique (piscine,
salle multi-activités, bowling, mur d’escalade,
tennis couvert, etc.) est mise à leur
disposition.
En Savoie, des associations de défense,
conscientes de l’importance économique
de ces classes, se sont constituées avec la
création de sites d’information en relation
avec l’inspection académique. Par
ailleurs, le conseil général alloue des subventions
aux familles savoyardes et à la
rénovation des centres d’accueil.
PLM : Qu’en est-il dans les Vosges et quel
rôle pourrait jouer selon vous les autres
collectivités territoriales ?
G. V. : Il n’y a pas d’association de défense
dans les Vosges mais la convention a été
diffusée dans les autres départements de la
région et auprès des directeurs d’école.
Pour le financement, à ma connaissance,
le conseil général accorde des aides variables
de 50 à 60 euros selon la situation de
l’école en ZEP ou en REP, et selon que le
séjour se déroule dans ou hors département.
Il est évident que les autres collectivités
territoriales devraient s’impliquer et
se sentir concernées.
Quant à l’Etat, il devrait inclure ces classes
dans le programme scolaire car elles favorisent
l’éveil et le lien social.
|