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Dossier "Europe" Sommaire du PLM 142
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Rallonge budgétaire
pour les groupes
d’action locale
Les programmes de développement touristique rural
engagés au titre de Leader + vont pouvoir bénéficier
de financements complémentaires au titre de la
réserve de performance qu’avait institué, à mi-parcours,
le règlement des fonds structurels pour la
période 2000-2006.
La DATAR vient d’écrire aux
140 groupes d’action locale
(GAL) que comporte le programme
Leader + en France
pour leur proposer des dotations
budgétaires complémentaires.
Parvenus à mi-parcours, certains
GAL avaient en effet souhaité un
abondement de leur enveloppe
pour amplifier leurs premiers
résultats.
Le nombre de GAL bénéficiaires
de cet abondement sera au
maximum de 35 pour un montant
moyen de 400 000 euros.
Pour répondre à cet appel à projets,
les groupes candidats
devront justifier une consommation
de fonds européens d’au
moins 65 % des années 2001 et 2002 au 15 juillet 2004. Ceux
qui n’atteindraient pas le seuil
de consommation fixé auront la
possibilité de répondre à la
seconde phase de cet appel à
projets qui sera lancé au début
de l’année 2005, sachant que
les seuils seront relevés pour
tenir compte du temps écoulé.
Les dossiers devront comprendre
notamment une note de
stratégie générale présentant
son évolution depuis la sélection,
et des éléments cartographiques
permettant aux
experts de bien comprendre
l’articulation du programme
Leader + avec les autres politiques
territoriales.
Contact : www.una-leader.org
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Entretien avec Bernadette Bourzai |
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Les perspectives
de la nouvelle mandature
européenne
Membre du comité directeur de l’ANEM, Bernadette
Bourzai vient d’être nouvellement élue
députée européenne. " PLM " lui a demandé comment elle envisage la mandature.
PLM : Quels seront pour vous les grands dossiers de la législature ?
Bernadette Bourzai : Suite à l’élargissement et à l’adoption par le Conseil du projet de traité constitutionnel qu’on peut considérer
comme des réalisations majeures, la construction communautaire
va probablement marquer une pause. Le principal enjeu
qu’il nous faudra relever consistera à procéder aux choix les plus
pertinents (dans le domaine budgétaire s’entend) pour faire en
sorte que la nouvelle mécanique institutionnelle fonctionne à la
satisfaction générale de tous les Etats membres. Dans cet esprit,
il sera important pour les élus de montagne de défendre les fonds
structurels de cohésion désormais largement orientés vers les
nouveaux pays de l’élargissement, mais encore indispensables à
nos territoires touchés par les handicaps géographiques.
PLM : Le nouveau mode de scrutin utilisé lors des dernières élections
rend-il les députés européens plus représentatifs de la
réalité des territoires ?
B. Bourzai : Au yeux des citoyens, très certainement. Et du point
de vue des députés également, car ils ont pour la première fois
pu faire campagne sur la réalité d’enjeux régionaux et locaux.
Ainsi, ce rapprochement avec le terrain me permettra, je l’espère,
de défendre et de promouvoir la programmation d’actions interrégionales
au sein du Massif central, mais aussi d’encourager la
coopération entre les massifs d’un Etat membre à l’autre.
PLM : Le Parlement pourra-t-il avoir une action tangible pour les
territoires de montagne ?
B. Bourzai : C’est un sujet auquel je serai particulièrement sensible
en tant qu’élue de montagne, et j’espère que le groupe
d’amitié du Parlement sur la montagne, tout comme la commission
du développement régional dont je suis membre, pourront
jouer en ce domaine un rôle d’impulsion efficace même si le processus
décisionnel continue à dépendre en grande partie du bon
vouloir de la Commission.
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Les suites de la conférence de Salzbourg
La conférence de Salzbourg en
2003 avait défini les bases de la
future politique européenne de
développement rural au-delà de
2006. Le forum qui s’est tenu du
2 au 4 juin 2004 à Cacéres, en
Espagne, s’est inscrit dans son
prolongement logique, en recherchant
avec les nouveaux Etats
membres comment atteindre les
objectifs fixés à Salzbourg.
Les propositions formulées à Cacéres ont
tenu compte des perspectives budgétaires
plutôt maussades. Ainsi, la Commission
propose que le budget alloué au développement
rural ne soit pas inférieur à 1,24 % du PIB communautaire, alors que certains
Etats membres (Allemagne, Autriche, France,
Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède) plaident
pour une limitation à 1 %, ce qui reviendrait à amputer la politique régionale de son
objectif 2 et la PAC de son second pilier.
Un rôle de l’Union plus incitatif
Par conséquent, les pistes proposées s’efforcent
d’aller à l’essentiel comme de
concentrer les actions de développement
durable sur des actions de diversification
non agricoles non éligibles par ailleurs à
d’autres aides du développement régional.
Celles-ci devraient être coordonnées au
niveau régional dans le cadre d’un programme
intégré de développement territorial.
Poursuivant la même logique de rationalisation,
les conclusions du forum préconisent
que toutes les mesures de cette
politique relèvent à l’avenir d’un seul
règlement s’inspirant des procédures Leader, à l’appui d’une nouvelle typologie des
zones rurales permettant de distinguer les
diverses catégories de mesures selon leurs
territoires d’application et d’un fonds
unique qui leur soit spécifique.
La politique de développement rural de
l’Union devrait avoir principalement un
rôle d’incitation et d’harmonisation afin
que tous les Etats membres se dotent de
politiques rurales nationales convergentes
disposant de moyens propres et reposant
sur une dynamique participative de la part
des acteurs sociaux et associatifs.
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