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Dossier "Finances locales"
Sommaire du PLM 142
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Adoption accélérée des lois " autonomie
financière " et " transferts de compétences "
La loi relative à l’autonomie financière des collectivités
territoriales et celle relative aux libertés et responsabilités
locales figurent parmi les lois adoptées en
fin de session parlementaire extraordinaire. Il est
dommage que la seconde n’ait pas précédé la première
pour rassurer les élus qui craignent le transfert
de compétences dont on cerne encore mal aujourd’
hui les conséquences.
Le principal apport du Sénat
sur l’autonomie financière des
collectivités territoriales avait
consisté à définir les ressources
propres desdites collectivités
au sens de l’article 72-2 de la
Constitution. Pour mémoire, il
s’agissait du produit des impositions
de toute natures " dont
la loi les autorise à fixer l’assiette,
le taux ou le tarif, ou
dont elle détermine, par collectivité,
la localisation de l’assiette
et du taux ".
En seconde lecture, l’Assemblée
nationale a accepté l’ensemble
des modifications que
le Sénat avait apportées au projet
de loi organique en première
lecture, sous réserve
d’une précision à l’article 2,
précédemment cité "…ou
dont elle détermine par collectivité,
le taux ou une part
locale d’assiette».
Ainsi, le Sénat a adopté le texte
définitivement et sans modification.
Ce dernier ne retient donc
que la détermination d’une part
locale d’assiette ou du taux par
collectivité et non par catégorie
de collectivité, nuance qui semble
viser explicitement départements
et régions puisqu’un
impôt partagé ne pourrait se
satisfaire d’une multitude de
taux communaux.
Garanties
constitutionnelles
Le Conseil constitutionnel a
censuré la partie de l’article 4
exigeant que la part de ressources
propres soit déterminante
pour les collectivités au sens de
l’article 72.2 de la Constitution,
c’est-à-dire de nature à garantir " la libre administration des collectivités
territoriales, compte
tenu des compétences qui leurs sont confiées ". Il a estimé que
cette condition présentait un
caractère tautologique. Il a en
outre déploré sa portée normative
incertaine et son manque
de clarté et de précision.
Il s’est également prononcé
implicitement sur la détermination
de la libre administration
des collectivités au travers de
commentaires sur l’article 5 qui
prévoit le déclenchement des
mécanismes de garantie au cas
où la part des ressources propres
des collectivités passerait sous le
seuil constaté en 2003. Au-delà
de la transmission au Parlement
d’un rapport annuel détaillé sur ce thème par le gouvernement,
il n’a pas exclu le recours à des
réponses plus rapides ou radicales
comme la déclaration d’inconstitutionnalité
en cas de
dérapage législatif.
Cette position constitue une
relative garantie en faveur de
l’autonomie fiscale des collectivités
territoriales alors que
les conditions d’adoption du
projet de loi sur les libertés
et responsabilités locales
(recours à l’article 49.3) n’ont
pas permis le dialogue et la
sérénité souhaités par les élus
locaux sur les matières qui les
concernent.
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Les pistes intermédiaires du rapport Fouquet
Organisées en trois rubriques,
les propositions Fouquet sur la
taxe professionnelle devraient
respecter les contraintes du gouvernement, à savoir : préservation
de l’autonomie financière
des collectivités locales, maintien
du lien avec l’activité économique
des territoires, absence
de transferts de charges vers les
ménages, prise en compte du
développement de l’intercommunalité
et enfin, choix d’une
formule qui ne pénalise pas l’investissement.
Parmi les rubriques présentées, la suppression
de la taxe professionnelle (TP)
paraît la moins crédible. En effet, son remplacement
par une dotation d’Etat est
exclu du fait de son inconstitutionnalité et
de son coût (17 milliards d’euros). Quant à son remplacement par le partage
d’un ou plusieurs impôts d’Etat, il semble
tout aussi irréalisable du fait des inconvénients
qu’il génère.
L’aménagement de la TP reste l’hypothèse
la plus réaliste, qu’il s’agisse d’élargir sa
base à d’autres facteurs de production (on
conserverait les bases physiques actuelles mais en prenant en compte la valeur nette
des équipements et biens mobiliers, on
continuerait de prendre en compte les
immobilisations et on réintégrerait les
salaires). Cela reviendrait peu ou prou à
rétablir l’assiette originelle de la TP.
Le rapport envisage également l’instauration
d’un plafonnement réel en fonction de
la valeur ajoutée. Celui-ci pourrait
se traduire par la suppression du gel
des taux, l’utilisation d’une année de
référence postérieure à 1995, l’abaissement
du taux de plafonnement et éventuellement
le relèvement du taux de la cotisation
minimale assise sur la valeur ajoutée.
Enfin, le dernier schéma propose de remplacer
la TP par un impôt ne grevant plus
directement l’investissement. Cela suppose
soit de définir l’assiette du nouvel
impôt à partir d’agrégats comptables (soldes
intermédiaires de gestion), soit à partir
d’une assiette mixte mêlant agrégats
comptables et bases physiques.
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