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Dossier "Finances locales"
Sommaire du PLM 141
| Autonomie financière des collectivités |
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Le Sénat précise la notion de ressources propres
Après l’Assemblée nationale, le Sénat a adopté, le
3 juin 2004, en première lecture, la loi organique sur
l’autonomie financière des collectivités territoriales. Ce
texte devait être débattu en juillet à l’Assemblée, et à
la rentrée, pour une seconde lecture, au Sénat.
Le projet de loi sur l’autonomie
financière des collectivités territoriales
comporte quatre articles
qui visent respectivement :
● à identifier les trois catégories
de collectivités territoriales
bénéficiant de la nouvelle
protection inscrite à l’article
72-2 de la Constitution
depuis la réforme du 28 mars
2003 : communes, départements
et régions, à l’exclusion
des intercommunalités ou
autres établissements publics
(art. 1er),
● à définir les catégories de
ressources considérées comme
ressources propres (art. 2) ,
● à définir le seuil à partir
duquel ces ressources propres
représentent la part déterminante
que leur garantit la loi
(art. 3),
● à prévoir un mécanisme de
garantie, notamment si la part
des ressources propres diminue au-dessous du seuil fixé, avec
un rapport annuel du gouvernement
devant le Parlement.
Si le texte initial excluait d’office
les dotations budgétaires
versées par l’Etat, l’apport
sénatorial a principalement
consisté à préciser la notion de
ressources propres. Ainsi, alors
que les recettes fiscales y figuraient
initialement en tant que " produit des impositions de
toutes natures ", le Sénat est
venu préciser qu’il ne pouvait
s’agir que de celles " dont la loi
(…) autorise [les collectivités] à fixer l’assiette, le taux ou le
tarif, ou dont elle détermine
par collectivité, la localisation
de l’assiette ou du taux ".
Catégorie spécifique
d’origine fiscale
En imposant ainsi le maintien
d’un lien entre la loi et la fixation
de l’assiette et du taux, la notion de ressources propres
tend à évoluer vers une signification
nouvelle, en devenant
une catégorie spécifique de
ressources d’origine fiscale
mais sans que les collectivités
bénéficiaires en aient pour autant la totale maîtrise. Pour la
catégorie des communes, les
ressources propres sont augmentées
du montant de celles
qui bénéficient aux établissements
publics de coopération
intercommunale.
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| Comité des finances locales |
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Renouvellement des membres
et élection du président
Les élus locaux, membres du
Comité des finances locales (CFL),
sont désignés pour trois ans,
répartis entre quatre collèges et élus par leurs pairs (maires, présidents
d’établissements de coopération
intercommunale (EPCI), de
conseils régionaux et généraux).
Un renouvellement complet a eu
lieu en juin dernier.
Le nombre des élus titulaires est de 32
membres (élus locaux et représentants des
assemblées parlementaires), celui des suppléants
étant le même. 11 représentants
de l’Etat – le plus gros contingent étant
fourni par la Direction générale des collectivités
locales du ministère de l’Intérieur
qui en assure le secrétariat – siègent
également au CFL.
Pour ce qui concerne les maires et les présidents
d’EPCI, l’Association des maires de
France présente une liste complète en
concertation avec les autres associations représentatives, avec la volonté de respecter
les équilibres.
Depuis la loi du 11 juillet 1999, les
communes en zone de montagne disposent
d’un siège de titulaire,
aujourd’hui occupé par Didier Migaud,
député-maire de Seyssins (38), ancien président
de l’ANEM, et d’un siège de suppléant,
occupé par Pierre Jarlier, sénateurmaire
de Saint-Flour (15) et actuel
président de l’ANEM.
Une élection
surprise
La réunion du 30 juin, première séance du
nouveau comité, a été consacrée à l’élection
du président. A l’issue d’échanges opposés à
propos de la représentativité et du quorum
des présents, les membres de la majorité présidentielle
ont quitté la salle et refusé de procéder à l’élection, suivis peu après par les
représentants de l’administration.
Les élus présents ont ainsi élu Didier Migaud
président. Il succède à Jean-Pierre Fourcade
(sénateur-maire de Boulogne, 92), qui a présidé le comité dès sa
création, sans discontinuer.
Divers recours en
annulation ont été
annoncés.
Institué par la loi du 3 janvier 1979 qui a
créé la dotation globale de fonctionnement
(DGF), le CFL a pour vocation essentielle
de défendre les intérêts financiers
des collectivités locales et d’harmoniser
leur position avec celle de l’Etat.
Le CFL a plusieurs fonctions :
● un pouvoir de décision sur la répartition
et l’évolution de diverses dotations au
sein de la DGF,
● un pouvoir de contrôle de la répartition
effective de divers concours de l’Etat, DGF
notamment,
● un rôle de conseil, d’étude, d’information
et de proposition au gouvernement.
Sur ce dernier aspect, il s’appuie sur l’Observatoire
des finances locales,
● une fonction consultative sur tous les
projets de loi et de règlement relatifs aux
finances locales.
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