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Pyrénées :
Tourisme et utilisation
des crédits européens
Une trentaine d’élus ont participé à la réunion du massif des
Pyrénées organisée à Soueich (Haute-Garonne) en présence du
commissaire de massif Paul Laville. Les questions touristiques et
les financements européens ont alimenté l’essentiel des débats.
La réunion, présidée par Pierre Jarlier,
a commencé avec une présentation
par Michel Rouffet, du Service
d’étude et d’aménagement du
tourisme en montagne (SEATM) de
Toulouse, des contrats de pôle pratiqués
dans le cadre de la politique
des pôles touristiques visant à
dynamiser le tourisme dans les territoires
de moyenne montagne.
Les principaux enseignements à en
tirer sont de trois ordres : il est
indispensable d’être sélectif et de
concentrer cette politique sur des
pôles à fort potentiel. L’absence de
professionnalisme explique que
10 à 15 % du montant des projets
soient consacrés à la formation,
proportion qu’il faudrait encore
majorer. Enfin, la bonne coordination
de ces différents niveaux
relève du défi. Ensuite, le bilan du
projet de loi sur le développement des territoires ruraux parvenu au
terme de la première lecture au
Parlement a été l’occasion pour les
élus présents de s’inquiéter de l’intérêt
décroissant que l’Etat semble
porter à la spécificité des territoires
de montagne, s’alarmant notamment
du retrait progressif et régulier
des services publics ou de la
raréfaction des crédits mobilisables
au profit des projets de développement
pour la montagne.
Sur ce plan, à l’initiative d’Augustin
Bonrepaux, député et président
du Conseil général de
l’Ariège, l’assemblée a adopté
une motion attirant l’attention de
l’Etat sur le fait que certains redéploiements
de crédits, qui s’opèrent
dans le cadre de la gestion
des crédits européens de l’objectif
2, ne se fassent pas au détriment
des territoires montagnards.
Vosges :
Transports et expérimentations
au cœur des débats
Présidée par François Brottes, la réunion des élus du massif
vosgien a rassemblé le 8 juillet près de cinquante élus à la
mairie de Gérardmer. Il y a été question des difficultés liées aux
transports et des perspectives offertes par l’expérimentation
conduite par l’Agence interrégionale du massif des Vosges.
Le premier point de l’ordre du jour
portait sur la problématique générale
des transports. Mais bien vite
les débats se sont focalisés sur les
appréhensions que génère l’augmentation
du tonnage des poids
lourds autorisés pour le transport
du bois dans le massif, introduite
par la loi d’orientation forestière
pour une durée de cinq ans et que
la loi sur le développement des territoires
ruraux s’apprête à prolonger
de trois ans. Les élus vosgiens
ont clairement exprimé la nécessité
de restreindre rigoureusement,
au terme d’une négociation locale
entre préfet et élus, cette possibilité
à certains itinéraires pertinents et le
plus limités possible.
La nouvelle Agence interrégionale
du massif des Vosges (AIMV), qui
fait l’expérience de la gestion des actions et crédits de l’État et des
régions dévolus au massif
jusqu’en 2006, a constitué l’autre
temps fort de cette réunion. Jacqueline
Bedez-Stouvenel, nouvelle
présidente de l’agence, succédant à Gérard Cherpion, a
rendu compte du conseil d’administration
de l’AIMV, tenu le matin
même, qui a approuvé la transformation
de l’association en établissement
public.
Celui-ci prendra la forme d’un
syndicat mixte regroupant régions
et départements, la participation
des intercommunalités à la structure
n’étant pas encore tranchée.
Le débat sur la question a révélé
qu’il restait essentiel que l’Etat
maintienne une présence active
en tant qu’acteur de la politique
de massif. |