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La défiscalisation, levier d’investissement incontestable sur le neuf
Depuis la loi de finances pour 1999 qui a introduit le principe d’une réduction d’impôt pour les propriétaires qui investissent dans une résidence de tourisme située en zones de revitalisation rurale (ZRR), près de six ans se sont écoulés, permettant un bilan significatif.
Depuis 1999, le dispositif a connu plusieurs améliorations. En 2001, tout d’abord avec le relèvement du plafond de l’investissement défiscalisé et l’extension aux zones rurales de l’objectif 2 du dispositif existant.
Dans le cadre de la loi de finances pour 2004 (art. 9), le crédit d’impôt Besson-Demessine est passé à 25 % pour les constructions neuves avec en contrepartie pour l’exploitant, si le besoin a été identifié, de réserver une partie du parc de logements aux salariés saisonniers de la résidence. Ce même crédit d’impôt est porté à 20 % pour les rénovations. Pour leur part, les plafonds d’investissement ont été remontés respectivement à 50000 € pour un célibataire et 100000 € pour un couple.
Ces avantages fiscaux, dont certaines modalités devraient encore faire l’objet de discussions dans le cadre de la seconde lecture du projet de loi Gaymard (rénovation notamment), ont suscité bon nombre de réactions dans les revues économiques et ont été bien relayés par les conseils en investissement. Apparition de nouveaux concepts
Le pourcentage d’ouvertures en ZRR a augmenté progressivement pour culminer à 50% en 2002. Depuis, il tend à régresser et pourrait se stabiliser autour de 40%.
Les zones investies les premières ont été prioritairement les zones de montagne les moins équipées: Maurienne (Valmeinier, Saint-François-Longchamp, Saint-Sorlin, Saint-Jean-d’Arves, Le Cor-bier…), Alpes du Sud (Risoul, Vars, Serre-Chevalier, Pelvoux, Réallon…) et Pyrénées (La Mongie, Saint-Lary, les Angles, Bagnè-res-de-Bigorre, Valbonne…). Les résidences construites dans ces stations étaient de facture montagnarde classique.
A partir de 2001 sont apparues les premières réalisations de rési-dences en milieu rural dans la Nièvre (Gimouille) ainsi qu’en Corrèze (Argentat). Elles ont introduit de nouveaux concepts à partir de structures plus individualisées.
Pour 2003 et 2004, les nouvelles résidences ciblent toujours de façon privilégiée les zones de montagne (Alpes du Sud, Mau-rienne, Ariège) mais on assiste également à un développement de projets de taille moyenne dans le Sud- Ouest rural (Gers, Dordogne, Tarn, Aveyron…).
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