 |
Dans son bulletin de décembre 2003, l’association
Médecins de montagne, basée à Chambéry,
qui
regroupe des médecins exerçant en station sur l’ensemble
des massifs, a adressé à ses adhérents un
questionnaire
susceptible de déboucher sur une définition de
zone médicale isolée nécessitant un aménagement
des
règles applicables au corps médical qui perdure.
Bien que les résultats de cette
enquête soient encore très partiels
(70 réponses fin mars), ils
permettent déjà de recueillir des
informations intéressantes.
Ainsi, on y apprend que l’âge
moyen du médecin de montagne
est de 47,4 ans et qu’il est
installé en station depuis 1998.
En ce qui concerne le type
d’exercice, 51 % des médecins
exercent seuls, les autres étant
regroupés dans de petits cabinets
de deux à trois associés permanents.
Dans 60,4% des cas,
il n’y a qu’un seul cabinet sur la
station et 59,2% des médecins
exercent en secteur 1.
Pour ce qui est de la population
et de l’accès aux soins, la
population moyenne en station
est de 2 217 habitants, elle
peut-être multipliée par 6,8 si
la station est remplie en
période touristique. Le délai
moyen maximum d’accès de
la population locale à un
médecin généraliste en station
est de 23 minutes 4 secondes.
Meilleure structuration
des cabinets
Pour conclure avec la capacité et
l’accessibilité du
cabinet, ceux-ci comptent en moyenne
110 m2, de quatre à cinq blessés peuvent y être
accueillis couchés.
La distance moyenne du
cabinet par rapport au bas des
pistes est de 3,24 km, soit un
temps de transport moyen maximum
de 11 minutes 6 secondes.
Pour faire face à cette situation,
Médecins de montagne demande
une stricte application
du décret du 12 décembre
2003 concernant une régulation
libérale efficace, un
regroupement des tours de
garde et un aménagement du
temps de travail maintenant le
praticien dans son cabinet.
L’association demande également
aux collectivités locales de
s’impliquer pour favoriser, dans
les zones isolées, le regroupement
des médecins par la maîtrise
foncière et de l’immobilier. |