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Regroupant associations
locales et collectivités territoriales convaincues
du rôle fondamental du service
public de l’éducation comme
outil d’aménagement du territoire,
Ecole & Territoire se singularise
par l’appui technique qu’elle
apporte à ses adhérents dans
leurs démarches, souvent judiciaires,
pour s’opposer aux fermetures
injustifiées de leur école. Mais
l’association agit également au
niveau national en démarchant les
cabinets ministériels pour défendre
la proximité de l’école.
Au cours de l’année écoulée,
ce sont une
dizaine de recours administratifs qui ont été engagés
ou poursuivis par Ecole & Territoire
aux côtés d’associations locales
adhérentes pour contester des fermetures arbitraires d’écoles
ou de classes uniques.
Ces procédures, géographiquement très
dispersées (Hautes-Alpes, Ardèche, Cantal,
Haute-loire, Lot, Tarn…), mettent à l’épreuve
la disponibilité du président
de
l’association, mais pas en vain, puisque
assez souvent elles aboutissent à l’annulation
des décisions litigieuses.
Une défense efficace
de l’école rurale
En effet, celles-ci ont généralement été imposées à la hâte par des inspecteurs
d’académie avant tout soucieux de libérer
des postes pour satisfaire aux besoins des établissements
en croissance d’effectifs. Le
vice de forme (défaut de consultation formellement
requise), l’erreur manifeste
d’appréciation (temps de transport scolaire
excessif – plus d’une heure – en conséquence
de la fermeture), voire l’erreur
matérielle (ne retenir l’inscription que de
cinq enfants sur onze effectivement présents
le jour de la rentrée), constituent les
causes récurrentes de ces arrêts.
Ecole & Territoire a eu en 2003 plus de difficultés à
obtenir gain de cause en référé, ce
qui place les requérants devant la difficulté d’obtenir l’invalidation
de fermetures administratives bien après que les écoles
en cause soient effectivement fermées, et peut
rendre d’autant plus difficile leur réouverture.
C’est néanmoins à travers cet activisme
procédurier que l’association Ecole & Territoire
est parvenue à se faire reconnaître
comme un défenseur efficace des écoles
rurales et du même coup comme interlocuteur
légitime des ministères, ainsi que l’a
confirmé sa récente audition devant la commission
nationale du débat sur l’école (voir
PLM de février 2004, n°136), et qu’elle
entend contribuer à la préparation du projet
de loi sur la réforme de l’école annoncée
pour la prochaine rentrée.
Pour en savoir plus : http://perso.wanadoo.fr/ecole.et.territoire |