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L’ANEM a saisi l’opportunité du
rassemblement international
des professionnels de la montagne pour proposer
le mercredi 21 avril prochain un temps de
réflexion sur les politiques de la montagne dans les différents États
européens, dans le cadre du SAM de Grenoble
dont elle assure la coprésidence avec le Syndicat
national des téléphériques français.
Il faut bien le constater, l’appréhension
de la réalité montagnarde
est diverse en Europe.
Les différences objectives n’expliquent
pas tout. Des Etats dans
des situations comparables ont
des démarches législatives différentes.
Par ailleurs, l’Union
européenne, qui n’a pas d’approche
spécifique, intervient sur
ces territoires à travers ses politiques
agricole, régionale et de
cohésion.
En liaison étroite avec l’Association
européenne des élus de la
montagne, l’ANEM a donc
décidé de procéder à la synthèse
de l’information existante.
Outre le témoignage de représentants
de différents pays
européens (Etats membres,
nouveaux entrants, candidats à l’entrée
ou hors Union européenne),
sur la réalité de leur
montagne et de la politique qui
s’y applique, cette journée comprendra
la présentation
d’une étude qui interroge la
notion même de montagne.
Pour la France, le délégué à l’aménagement
du territoire,
Nicolas Jacquet, restituera la
teneur des débats sur la spécificité montagne,
voire sur le concept d’aménagement du
territoire, perçus de façons différentes
au sein du conseil des
ministres de l’Union.
L’amorce de
rencontres régulières
Cette rencontre sera l’occasion
d’entendre les acteurs locaux
de la montagne des nouveaux
membres de l’Union sur leurs
ambitions, leurs projets et leurs
exigences pour développer le
tourisme et l’équipement de leurs régions.
Les professionnels
présents pourront les
entendre et leur donner des éléments
de réponses concrets.
Ce premier rendez-vous sur les
politiques de la montagne en
Europe pourrait, si l’intérêt suscité par le colloque le justifie, être
suivi d’une rencontre régulière
afin de créer un véritable
réseau d’échanges et d’expériences
entre responsables
locaux.
Il pourrait être l’amorce d’une
doctrine commune (et non uniforme)
pour obtenir l’intégration
de mesures spécifiques
dans le cadre global des politiques
régionales et de cohésion
au niveau de l’Union ouà l’intérieur même de certains
Etats, membres ou non.
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