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Il est pratiquement
impossible aujourd’hui
de quantifier les superficies d’espaces naturels protégés
par un statut.
En effet, les régimes juridiques environnementaux
existants sont relativement nombreux et font intervenir
des acteurs divers, rendant difficile la collecte des informations,
et de surcroît ceux-ci se superposent souvent.
Une tentative de quantification
des espaces naturels effectuée
par la coordination Nature parvient
au chiffre a priori étonnant
de 74 % du territoire métropolitain.
Autant dire que ce chiffre,
qui comprend non seulement
les espaces protégés à un titre
ou à un autre, mais également
ceux qui ne font que l’objet
d’un inventaire tels que les
Zones naturelles d’intérêt écologique
faunistique et floristique
(ZNIEFF), englobe la quasi totalité du monde
rural, espaces agricoles compris. Selon les
mêmes travaux, la proportion
de territoires soumis à un
régime environnemental spécifique
atteindrait 25 %.
Ce chiffre se répartit entre protections
réglementaires (16 %),
protections contractuelles (9 %)
et protections foncières (1 %
environ).
Parmi les protections réglementaires,
plus de 13 des 16 % de
cette catégorie sont alimentés par les zones ND(1)
des plans
d’occupation des sols (POS).
Il convient de relever que les
réserves naturelles volontaires
(0,02 %) représentent autant
que la moitié des superficies
préemptées par les départements
au titre des espaces naturels
sensibles (0,05 %).
Un décompte
approximatif
Les espaces soumis à une protection
contractuelle relèvent
pour l’essentiel d’actions régionales
: parcs naturels régionaux
pour leur quasi intégralité et
quelques territoires mineurs
gérés par convention par les
conservatoires régionaux d’espaces
naturels. Il faut relever la part modeste dans cette catégorie
des parcs nationaux
(0,67 %). Mais cette catégorie
devrait se développer d’ici peu
en intégrant les sites Natura
2000 qui concerneraient quelque
15 % du territoire (dont
8,55 % de zones d’intérêt communautaire
pour les oiseaux).
Si cette présentation sommaire
ne manque pas d’intérêt, l’exercice
dont elle résulte a fait ressortir
que ce décompte reste très
approximatif, dans la mesure où les données recensées s’étalent
selon les sources entre 1995
et 2003, et surtout que les doubles
comptes issus des chevauchements
de statuts ne sont pas
pris en considération.
(1) Zone naturelle non constructible la moins protégée.
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